Église Saint-Mathurin de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel
Église Saint-Mathurin de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel en Corrèze
Patrimoine classéPatrimoine religieuxEglise
Église Saint-Mathurin de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel
Queyrolles
19430 Camps-Saint-Mathurin-Léobazel
Crédit photo : Salavert Valentin - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
…
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XIIe siècle (≈ 1250)
Le chœur et l'abside semi-circulaire datent de cette période.
XIVe siècle
Remaniement de la façade
Remaniement de la façade XIVe siècle (≈ 1450)
La partie centrale de la façade occidentale a été remaniée.
XIXe siècle
Création du maître-autel
Création du maître-autel XIXe siècle (≈ 1865)
Le maître-autel de style néo-roman a été créé au début du XIXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 343) : inscription par arrêté du 25 mai 1976
Personnages clés
Saint Mathurin
Statue représentée dans l'église, vêtue d'une tunique et d'un manteau dorés.
Origine et histoire de l'Église Saint-Mathurin
L'église Saint‑Mathurin, située à Saint‑Mathurin‑Léobazel en Xaintrie Noire (Corrèze), est une petite église rurale. Elle se compose d'une nef carrée couverte d'un plafond cintré, d'un chœur voûté en plein cintre et d'une abside semi‑circulaire voûtée en cul‑de‑four. Le chœur et l'abside datent du XIIe siècle, tandis que la nef et la chapelle latérale sont d'époque moderne. La partie centrale de la façade occidentale aurait été remaniée au XIVe siècle. Le portail en arc brisé est abrité par l'avancée d'une archivolte en plein cintre. À l'intérieur, l'église conserve une statue de saint Mathurin le représentant moustachu, la barbe taillée en forme de bouc, coiffé d'un chapeau doré et vêtu d'une tunique et d'un manteau dorés à manches très amples ; la main gauche posée sur la poitrine, il tenait un attribut dans l'autre main. Une Vierge à l'Enfant datant du XVIIIe siècle montre la Vierge couronnée, tournée vers l'enfant assis sur son bras gauche ; l'enfant serre la mère, pose son pied gauche sur sa main droite, joint les mains et regarde les fidèles ; la couronne, le galon et les fleurs du manteau sont dorés. Le maître‑autel de style néo‑roman, daté du début du XIXe siècle, réutilise trois bas‑reliefs du début du XVIIIe siècle et a servi de modèle à celui de Rilhac‑Xaintrie, avec lequel il présente une forte ressemblance. Les bas‑reliefs figurent La Foi, la Charité et l'Espérance dans des compositions reconnaissables : la Foi, les yeux levés au ciel, appuie une croix et tient un livre ouvert ; la Charité élève un cœur embrasé tandis que deux enfants se pressent contre elle ; l'Espérance tient un bâton. Le devant d'autel est formé de trois panneaux dorés, chacun composé de trois planches verticales sous des arcatures séparées par des colonnes engagées ; chaque arcature est flanquée de demi‑colonnette soutenant un arc en plein cintre, et les panneaux sont ornés de bas‑reliefs rapportés. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1976.