Restauration 1992 (≈ 1992)
Travaux de préservation du bâtiment.
12 juin 2012
Inauguration de *La Porte de la Paix*
Inauguration de *La Porte de la Paix* 12 juin 2012 (≈ 2012)
Œuvre de Grau Garriga dans le narthex.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. AV 124) : inscription par arrêté du 22 mars 1991
Personnages clés
Jacques Louis François Villers - Architecte
Concepteur de l'église (1840-1846).
Grau Garriga - Artiste contemporain
Auteur de *La Porte de la Paix* (2012).
Origine et histoire de l'Église Saint-Mathurin
L'église Saint-Mathurin de Saint-Mathurin-sur-Loire, située dans le département de Maine-et-Loire en Pays de la Loire, est un édifice religieux construit au 2e quart du XIXe siècle. Elle se distingue par son orientation inhabituelle vers la Loire, contrairement à la tradition des églises tournées vers l'est. Construite en tuffeau blanc, elle arbore une façade sobre, ornée uniquement d'une frise sculptée et de colonnes cannelées, surmontée d'un clocher à dôme et lanterne. Son architecture néoclassique dépouillée, conçue par l'architecte Jacques Louis François Villers, inclut un péristyle, un narthex, trois nefs sans transept, et un chœur circulaire. À l'intérieur, des tableaux exposés au Salon de Paris de 1841 décore les murs, tandis qu'une œuvre contemporaine, La Porte de la Paix de Grau Garriga (2012), orne le narthex.
La construction de l'église s'inscrit dans un contexte de renouvellement architectural et religieux du XIXe siècle. Un concours lancé en 1838 est remporté par François Villers, marquant le début des travaux en 1840. Ceux-ci s'achèvent en 1846, suivis de la consécration de l'édifice en 1847. Classée monument historique en 1991, l'église bénéficie de travaux de restauration en 1992. Son histoire reflète l'évolution des pratiques architecturales et liturgiques de l'époque, mêlant héritage classique et innovations, comme l'absence de transept ou l'intégration d'œuvres d'art modernes.
L'église Saint-Mathurin illustre aussi le rôle central des édifices religieux dans les communes rurales du XIXe siècle. En bordure de Loire, elle servait de lieu de culte, mais aussi de repère visuel et social pour la population locale, majoritairement tournée vers l'agriculture, la batellerie et les activités fluviales. Les églises de cette période, souvent reconstruites ou rénovées, symbolisaient à la fois la stabilité communautaire et l'adaptation aux nouveaux courants artistiques et techniques. Leur préservation, comme ici avec l'inscription aux monuments historiques, témoigne de leur valeur patrimoniale et mémorielle pour les générations suivantes.