Frise chronologique
Xe siècle
Vestige possible de la première église
Vestige possible de la première église
Xe siècle (≈ 1050)
Baie gauche potentiellement issue d’un édifice antérieur.
1133 (voire 1054)
Première mention attestée
Première mention attestée
1133 (voire 1054) (≈ 1054)
Donation du chapitre de Saint-Étienne de Besançon.
3e quart XIIe siècle
Construction initiale de la nef
Construction initiale de la nef
3e quart XIIe siècle (≈ 1262)
Conservation majeure de l’aspect roman.
1591
Remanagement du clocher
Remanagement du clocher
1591 (≈ 1591)
Tour modifiée, linteau de 1726 réutilisé.
Début XVIe siècle
Ajout de la porte latérale droite
Ajout de la porte latérale droite
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Modification architecturale Renaissance.
1748
Date gravée sur un contrefort
Date gravée sur un contrefort
1748 (≈ 1748)
Témoignage d’entretien ou renforcement.
XVIIe siècle
Reconstruction du chœur et voûte
Reconstruction du chœur et voûte
XVIIe siècle (≈ 1750)
Travaux majeurs dans le style classique.
1865-1866
Travaux dirigés par Achille Paillot
Travaux dirigés par Achille Paillot
1865-1866 (≈ 1866)
Sacristie, fenêtres, escalier du clocher refaits.
13 mars 1934
Inscription comme Monument Historique
Inscription comme Monument Historique
13 mars 1934 (≈ 1934)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 268) : inscription par arrêté du 13 mars 1934
Personnages clés
| Achille Paillot - Architecte |
Dirige les travaux de 1865-1866. |
Origine et histoire
L’église Saint-Maur de Saint-Maur, classée Monument Historique, présente des traces d’une occupation religieuse très ancienne. La première baie à gauche pourrait être un vestige d’une église du Xe siècle, et des archives attestent de son existence dès 1133, voire 1054, liée à une donation du chapitre de Saint-Étienne de Besançon. La nef, en grande partie conservée, date principalement du XIe siècle, à l’exception de la voûte du vaisseau central, reconstruite plus tard. Ces éléments romans témoignent de l’importance précoce de ce lieu de culte dans la région.
Au fil des siècles, l’église a subi plusieurs transformations majeures. La porte latérale droite, ajoutée au début du XVIe siècle, marque une première phase de modifications. En 1591, la tour clocher est remaniée, et sa porte intègre un linteau avec accolade datant de 1726, illustrant des réutilisations d’éléments architecturaux. Le chœur et la voûte du vaisseau central, reconstruits au XVIIe siècle, reflètent une volonté d’adaptation aux styles et besoins liturgiques de l’époque. Ces travaux successifs montrent une évolution constante, mêlant héritage médiéval et ajouts Renaissance ou classiques.
Les XVIIIe et XIXe siècles ont également laissé leur empreinte sur le monument. Un contrefort porte la date de 1748, tandis qu’en 1865-1866, l’architecte Achille Paillot supervise d’importants travaux : construction de la sacristie, remaniement de la fenêtre du chevet, ouverture de cinq fenêtres dans les bas-côtés, et reconstruction de l’escalier extérieur du clocher. Ces interventions, combinées à l’inscription de l’église comme Monument Historique en 1934, soulignent son rôle durable dans le patrimoine local et son adaptation aux époques successives.