Travaux de restauration fin 2021 (≈ 2021)
Consolidation, peintures et vitraux rénovés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (à l'exception de la façade Ouest) (cad. 2001 E2 739) : inscription par arrêté du 21 avril 1948
Personnages clés
Martin de Beaune - Archevêque de Tours et baron d’Artannes
Commanditaire du transept (1520–1527).
Origine et histoire
L'église Saint-Maurice d'Artannes-sur-Indre est une église paroissiale catholique située dans la commune d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Construite initialement au XIe siècle, elle conserve de cette époque sa nef, unique vestige du premier édifice, parementée en petit appareil et voûtée en charpente. Son mur méridional est percé d’une baie gothique, tandis que son chœur, reconstruit au XIIIe siècle, se termine par un chevet plat. Une chapelle latérale fut ajoutée au XVe siècle sur le flanc nord du chœur, illustrant les extensions progressives de l’édifice.
Au XVIe siècle, le transept fut profondément remanié et voûté sur ogives entre 1520 et 1527, sous l’impulsion de Martin de Beaune, alors archevêque de Tours et baron d’Artannes. La clé de voûte de la croisée du transept porte ses armes, témoignant de son rôle dans ces transformations. La façade ouest, quant à elle, fut rebâtie à l’époque moderne, exclue de la protection au titre des monuments historiques. L’église, à l’exception de cette façade, fut inscrite par arrêté du 21 avril 1948, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
L’architecture de l’église mêle ainsi des éléments romans (nef), gothiques (baies, chapelles) et Renaissance (transept). Le clocher, situé au-dessus du carré du transept, se distingue par ses faces ajourées. Fin 2021, des travaux de restauration furent entrepris pour consolider la structure, rénover les peintures intérieures et remplacer les vitraux, soulignant l’entretien continu de ce patrimoine.
L’édifice, propriété de la commune, reste un lieu de culte actif et un témoignage des évolutions architecturales et religieuses en Touraine. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques en fait un élément clé du patrimoine d’Indre-et-Loire, aux côtés d’autres édifices protégés de la région.