Frise chronologique
783
Donation carolingienne
Donation carolingienne
783 (≈ 783)
Hildegarde et Charlemagne cèdent Cheminot à Saint-Arnould.
1139
Première mention écrite
Première mention écrite
1139 (≈ 1139)
Bulle du pape Innocent II citant l’église.
1208-1229
Reconstruction médiévale
Reconstruction médiévale
1208-1229 (≈ 1219)
Nouvel édifice sous l’abbé Richer.
1443
Destruction par les écorcheurs
Destruction par les écorcheurs
1443 (≈ 1443)
Nef brûlée pendant les raids.
1856
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1856 (≈ 1856)
Remplacement après destructions successives.
1888
Classement monument historique
Classement monument historique
1888 (≈ 1888)
Protection officielle de l’édifice.
1950-1951
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
1950-1951 (≈ 1951)
Réparation des dégâts de 1944.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Maurice : classement par arrêté du 9 décembre 1888
Personnages clés
| Hildegarde - Épouse de Charlemagne |
Donatrice du domaine en 783. |
| Charlemagne - Empereur carolingien |
Confirme la donation à Saint-Arnould. |
| Abbé Richer - Supérieur de Saint-Arnould (1208-1231) |
Commanditaire de la reconstruction médiévale. |
| Innocent II - Pape (1130-1143) |
Auteur de la bulle mentionnant l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Maurice de Cheminot, située en Moselle, trouve ses origines dès le VIIe ou VIIIe siècle, comme en témoigne son chancel de style proche de l’église Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz. En 783, Hildegarde, épouse de Charlemagne, offre le domaine de Cheminot à l’abbaye de Saint-Arnould de Metz, donation confirmée la même année par Charlemagne. Une bulle papale d’Innocent II en 1139 mentionne explicitement l’église pour la première fois.
Entre 1208 et 1229, l’abbé Richer de Saint-Arnould reconstruit l’édifice en réutilisant les pierres de l’ancienne église, tout en transférant temporairement les reliques de saint Redemptius à Metz. Ces reliques, perdues par un sacristain, ne revinrent jamais. L’église actuelle conserve son chœur et son transept du XIIIe siècle, tandis que sa nef, détruite à plusieurs reprises (notamment en 1443 par les écorcheurs et en 1944 par des bombardements), fut reconstruite en 1856.
Classée monument historique en 1888, l’église a subi des dommages répétés au fil des siècles : saccages en 1308 par Renaud de Bar, incendies en 1404 pendant la guerre Metz-Nassau, pillages en 1444 par les Français assiégeant Metz, et destructions lors des deux guerres mondiales. Sa dernière restauration, en 1950-1951, a rétabli son aspect d’avant-guerre, préservant ainsi un patrimoine marqué par l’histoire mouvementée de la Lorraine.