Frise chronologique
1275
Première mention
Première mention
1275 (≈ 1275)
Église citée dans les archives.
vers 1700
Vaisseau et bas-côté sud
Vaisseau et bas-côté sud
vers 1700 (≈ 1700)
Agrandissement majeur de l'édifice.
début XVIIe siècle
Chapelle sud
Chapelle sud
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Construction de la chapelle.
1777
Bas-côté nord
Bas-côté nord
1777 (≈ 1777)
Ajout du bas-côté nord.
1870
Flèche du clocher
Flèche du clocher
1870 (≈ 1870)
Réalisée par Paillot.
2002
Classement MH
Classement MH
2002 (≈ 2002)
Inscription en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, ainsi que le mur du cimetière (cad. AB 220) : inscription par arrêté du 27 décembre 2002
Personnages clés
| Paillot - Architecte |
Auteur de la flèche (1870). |
| Jacquin - Architecte |
Contributeur aux travaux. |
| Gabiot - Architecte |
Contributeur aux travaux. |
Origine et histoire
L’église Saint-Maurice de Cressia, mentionnée dès 1275, incarne l’évolution architecturale des églises rurales du Jura. Son vaisseau central et son chœur, voûtés en berceau, ainsi que ses bas-côtés couverts de voûtes d’arêtes, mêlent des influences romanes tardives (voûtes en plein cintre) à des ajouts postérieurs. Ce monument reflète une persistance stylistique rare, où les techniques médiévales coexistent avec des aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles.
La construction s’est échelonnée sur plusieurs siècles : la chapelle sud date du début du XVIIe siècle, tandis que le vaisseau central et le bas-côté sud furent érigés vers 1700, suivis du bas-côté nord en 1777. La flèche du clocher, ajoutée en 1870 par l’architecte Paillot, marque la dernière transformation majeure. L’ensemble, incluant le mur du cimetière, a été inscrit aux Monuments Historiques en 2002 pour son caractère représentatif et son unité stylistique.
Les architectes Jacquin, Gabiot et Paillot ont successivement contribué à façonner cet édifice, combinant savoir-faire local et adaptations aux besoins liturgiques. La propriété communale souligne son ancrage dans la vie villageoise, tandis que sa localisation à Cressia, dans le Jura, en fait un témoin des traditions constructives de la Franche-Comté. La précision des voûtes et la modestie des matériaux utilisés illustrent l’adaptation des modèles religieux aux ressources disponibles en milieu rural.