Frise chronologique
1177
Première mention écrite
Première mention écrite
1177 (≈ 1177)
Citée par l'archevêque Humbert de Scey
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Édifice gothique et clocher-porche érigés
1710
Fermeture de la verrerie
Fermeture de la verrerie
1710 (≈ 1710)
Fin de l'activité des maîtres verriers
XIXe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XIXe siècle (≈ 1865)
Avant-porche et nef reconstruits
30 mars 1998
Protection monument historique
Protection monument historique
30 mars 1998 (≈ 1998)
Inscription de l'église en totalité
26 juin 2003
Classement statue Sainte Cécile
Classement statue Sainte Cécile
26 juin 2003 (≈ 2003)
Inscription au titre objet
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église, en totalité (cad. AB 58) : inscription par arrêté du 30 mars 1998
Personnages clés
| Humbert de Scey - Archevêque de Besançon |
Mentionne l'église en 1177 |
| Jean Raspiller - Maître verrier |
Dalle funéraire dans l'église |
| Georges Raspiller - Maître verrier |
Dalle funéraire dans l'église |
| Melchior Schmid - Maître verrier |
Dalle funéraire dans l'église |
| Cunégonde Leymeh - Maîtresse verrière |
Dalle funéraire dans l'église |
Origine et histoire
L’église Saint-Maurice de Fessevillers, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, est mentionnée pour la première fois en 1177 par l’archevêque de Besançon, Humbert de Scey. Ce dernier confie alors sa gestion au prieur de Lanthenans. L’édifice actuel, de style gothique, est principalement construit au XVe siècle, avant d’être profondément remanié au XIXe siècle, notamment par l’ajout d’un avant-porche sur colonnes et la reconstruction de la nef, marquée par un arc triomphal séparant celle-ci du chœur à chevet plat.
Le clocher-porche, datant du XVe siècle, présente un toit en pavillon et des baies en plein cintre, tandis que l’avant-porche et la nef plafonnée sont des ajouts du XIXe siècle. L’église abrite un mobilier remarquable, dont des dalles funéraires de maîtres verriers actifs au XVIIe siècle (Jean Raspiller, Georges Raspiller, Melchior Schmid et Cunégonde Leymeh), ainsi qu’une statue de Sainte Cécile en bois taillé, classée monument historique en 2003. Ces éléments témoignent du lien entre l’édifice et l’artisanat local, notamment la verrerie du Plain, fermée en 1710.
Classée monument historique depuis le 30 mars 1998, l’église dépend aujourd’hui de la paroisse du Plateau de Maîche, rattachée au diocèse de Besançon. Son architecture mêle ainsi héritage médiéval et transformations modernes, reflétant les évolutions religieuses et artisanales de la région. La couverture en laves et le mobilier funéraire rappellent son ancrage dans l’histoire locale, entre culte et mémoire des métiers d’art.