Église Saint-Maurice de L'Île-Bouchard en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Maurice de L'Île-Bouchard

  • 38-56 Rue de la République
  • 37220 L'Île-Bouchard
Église Saint-Maurice de LÎle-Bouchard
Église Saint-Maurice de LÎle-Bouchard
Église Saint-Maurice de LÎle-Bouchard
Église Saint-Maurice de LÎle-Bouchard
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention de l'église
XIVe siècle
Construction du chœur
1465
Transfert du titre de paroisse
Fin du XVe siècle
Construction de la nef et du clocher
XVIe siècle
Décoration des piliers
XIXe siècle
Restauration et voûtement
1908
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Maurice : classement par arrêté du 7 mai 1908

Personnages clés

Louis II de la Trémoille Contribua à la construction de la nef et du clocher à la fin du XVe siècle.
Gustave Guérin Architecte diocésain responsable de la restauration et du voûtement au XIXe siècle.
Joseph Vantillard Artisan verrier ayant réalisé des vitraux au XIXe siècle.
Lucien-Léopold Lobin Artisan verrier ayant réalisé des vitraux au XIXe siècle.
Joseph-Prosper Florence Artisan verrier ayant réalisé des vitraux au XIXe siècle.
Victor Aimone Auteur d'un siège de célébrant protégé.
Joseph-Pierre-Adolphe Dejean Orfèvre ayant réalisé un ciboire en argent.

Origine et histoire de l'Église Saint-Maurice

L'église paroissiale Saint-Maurice, située à L'Île-Bouchard sur la rive gauche de la Vienne, a longtemps été une église abbatiale puis paroissiale. Une église dédiée à saint Maurice est mentionnée dès la première moitié du XIIIe siècle, mais l'édifice primitif n'a pas survécu. L'édifice actuel a été bâti en plusieurs campagnes entre le XIVe et le XIXe siècle. Au XIVe siècle, la première phase concerne le chœur : les murs extérieurs et les voûtes des bas-côtés ont alors été élevés, tandis que les voûtes du vaisseau central ne furent pas réalisées. En 1465, le titre de paroisse fut transféré de Saint-Pierre, dans l'île, à Saint-Maurice. À la fin du XVe siècle, Louis II de la Trémoille contribua à la construction de la nef et du clocher, mais la nef resta sans voûtes et seuls les départs étaient visibles. Au XIXe siècle, l'agent-voyer Daviau signala la vétusté de la nef et proposa des voûtements en brique et plâtre ; son projet fut repris et adapté par l'architecte diocésain Gustave Guérin afin de préserver la charpente existante, et les travaux furent achevés en 1869. L'église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 7 mai 1908.

L'édifice se compose d'une nef de trois travées, d'un chœur de deux travées terminé par un chevet plat et de deux bas-côtés qui parcourent toute la longueur de l'édifice. Le clocher, de plan hexagonal et surmonté d'une flèche hexagonale, s'élève à l'angle nord‑ouest et contient un escalier à vis ; chaque arête est épaulée par un contrefort coiffé d'un pinacle et d'un arc-boutant, et chaque face du beffroi s'ouvre par une baie en tiers-point surmontée d'une accolade. La seconde travée de la nef présente, côté nord, un portail rectangulaire en bois surmonté d'un gâble aux remplages de style gothique flamboyant. Les voûtes de la nef et du vaisseau central du chœur sont en briques enduites simulant un appareil de pierre, tandis que les voûtes des bas-côtés sont en pierre. La toiture principale est à deux versants, ponctuée de pignons secondaires — trois au sud et deux au nord — le clocher remplaçant le pignon manquant. Les murs du chœur sont épaulés par de faibles contreforts — trois sur chaque mur gouttereau et quatre pour le chevet — et la toiture à longs pans présente sur chaque versant une rupture de pente concave correspondant aux bas-côtés. Au sud, trois murs pignons ont été repris à mi-hauteur en moellons enduits par Daviau.

Les intrados des arcs doubleaux des deuxième et troisième travées de la nef et leurs retombées sur les piliers sont ornés de médaillons fleuris : ceux des parties basses, sur les piliers, datent du début du XVIe siècle, tandis que les médaillons supérieurs apparaissent comme une reprise du XIXe siècle, ce qui suggère que les murs de la nef ont été construits avant les piliers. Plusieurs éléments du décor et du mobilier sont protégés : six verrières du XIXe siècle provenant notamment des ateliers Joseph Vantillard, Lucien‑Léopold Lobin et Joseph‑Prosper Florence ; un siège de célébrant attribué à Victor Aimone ; trois tableaux du XIXe siècle, dont des copies d'œuvres de Eustache Le Sueur et de Bartolomé Esteban Murillo ; enfin un ciboire en argent de Joseph‑Pierre‑Adolphe Dejean et une patène.

Liens externes