Frise chronologique
1513
Construction de l'église
Construction de l'église
1513 (≈ 1513)
Remplace la chapelle Saint-Aubin, fondée par Jehan de Callac.
1690
Ossuaire remplacé
Ossuaire remplacé
1690 (≈ 1690)
Chapelle des fonts baptismaux installée à sa place.
1872
Saint-Aubin devient paroisse
Saint-Aubin devient paroisse
1872 (≈ 1872)
Ancienne trève de Plumelec érigée en paroisse.
1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1925 (≈ 1925)
Protection officielle de l’édifice et de ses décors.
1985
Fin du prêtre résident
Fin du prêtre résident
1985 (≈ 1985)
Désormais desservie par le recteur de Plumelec.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Aubin (cad. ZP 126) : inscription par arrêté du 9 juin 1925
Personnages clés
| Jehan de Callac - Seigneur de Rohan et de la Saulderaye |
Commanditaire de l’église en 1513. |
| Jacquette de Kermeno - Épouse de Jehan de Callac |
Mentionnée dans l’inscription funéraire. |
| Hervé de Callac - Frère de Jehan de Callac |
Cité dans la dédicace de l’édifice. |
| Maurice de Callac - Fils de Jehan de Callac |
Inclus dans la prière gravée. |
| Frères Nivet - Charpentiers-sculpteurs |
Auteurs de la charpente et sablières décorées. |
Origine et histoire
L’église Saint-Maurice de Plumelec, située dans le village de Saint-Aubin, a été construite en 1513 pour remplacer une ancienne chapelle fondée par les seigneurs de Callac. Une inscription gravée sur une sablière atteste de sa construction par Jehan de Callac, seigneur de Rohan et de la Saulderaye, pour y établir son enfeu familial. Ce texte mentionne également sa compagne Jacquette de Kermeno, son frère Hervé de Callac, et son fils Maurice de Callac, tous commémorés dans cette fondation religieuse. À l’origine simple trève de Plumelec, Saint-Aubin devient une paroisse indépendante en 1872, avant de perdre son prêtre résident en 1985.
L’architecture de l’église se distingue par une nef sans bas-côtés et un transept aux croisillons saillants. Le chœur, surélevé et doté d’un chevet plat, abrite des sablières sculptées réalisées par les frères Nivet, représentant des scènes de la Passion et des motifs champêtres. La charpente, comparée à de la dentelle, est ornée de gargouilles « engueulées » symbolisant une allégorie politique. Le clocher, une tour carrée du XVIIe siècle, surmonte l’édifice, tandis qu’un bénitier et une stèle sont visibles sous le porche sud. L’église est inscrite aux monuments historiques depuis 1925.
L’histoire de Saint-Aubin est liée à la famille de Callac, qui a marqué le territoire par son mécénat religieux. La chapelle des fonts baptismaux a remplacé un ossuaire daté de 1690, témoignant de l’évolution des pratiques funéraires locales. Les frères Nivet, charpentiers originaires de la Ville-Heu, ont laissé une œuvre rare, travaillant sur des « chevaux de bois », ancêtres des vélos, pour se rendre sur le chantier. Leur savoir-faire se manifeste dans les poutres ornées de scènes narratives, mêlant sacré et profane, comme le fabliau du Renard prêchant aux poules.