Église Saint-Maurice de Plumelec dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Maurice de Plumelec

  • Saint-Aubin
  • 56420 Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Église Saint-Maurice de Plumelec
Crédit photo : Llann Wé², ex-Week-et-pédia - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction actuelle
1690
Ancien ossuaire
XVIIe siècle
Construction du clocher
1872
Établissement de la paroisse
9 juin 1925
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Aubin (cad. ZP 126) : inscription par arrêté du 9 juin 1925

Personnages clés

Frères Nivet Artisans ayant réalisé la charpente sculptée de l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Maurice

L’église Saint-Aubin, parfois désignée sous le vocable de Saint-Maurice, se situe au lieu-dit Saint-Aubin, sur la limite est de la commune de Plumelec (Morbihan), au centre du village le long de la D174, à cinq kilomètres du bourg. L’édifice comprend une nef sans bas-côtés, des bras de transept avec croisillons débordants et un chœur rectangulaire plus élevé que le reste du bâtiment, coiffé d’un chevet plat. La construction actuelle, datée par une inscription gravée sur une sablière et sur un bandeau de pierre extérieur, remplace l’ancienne chapelle fondée par les seigneurs de Callac. Jusqu’alors trève de Plumelec, la paroisse a été établie en 1872 ; depuis 1985 elle n’a plus de prêtre et le recteur de Plumelec y officie. L’église a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le 9 juin 1925.

Le chœur est particulièrement remarquable pour ses sablières finement sculptées : au nord figurent des personnages variés — anges, coqs, masques et animaux fantastiques — tandis qu’au sud se lisent des groupes de personnages illustrant notamment des scènes de la Passion et le fabliau du Renard prêchant aux poules. Les tirants sont également richement travaillés ; dans plusieurs endroits, les motifs se détachent en relief prononcé. La charpente, travaillée « comme des dentelles », est considérée comme rare ; elle est attribuée aux frères Nivet et présente des poutres et sablières ornées de scènes champêtres et de la Passion. Les extrémités des éléments sculptés prennent la forme de gargouilles en enchaînement de dragons imbriqués, figurations que le texte explicatif aux visiteurs présente comme une allégorie du pouvoir politique et économique.

Parmi les autres éléments de l’édifice, la chapelle des fonts baptismaux a remplacé l’ancien ossuaire daté de 1690, et le clocher est une tour carrée du XVIIe siècle. Sous le porche sud, au sol se trouve une stèle et un bénitier est encastré dans le mur.

Liens externes