Construction actuelle XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de l'église actuelle, datée par une inscription gravée sur une sablière.
1690
Ancien ossuaire
Ancien ossuaire 1690 (≈ 1690)
Date de l'ancien ossuaire remplacé par la chapelle des fonts baptismaux.
XVIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification de la tour carrée du clocher.
1872
Établissement de la paroisse
Établissement de la paroisse 1872 (≈ 1872)
La trève de Plumelec devient une paroisse indépendante.
9 juin 1925
Inscription monument historique
Inscription monument historique 9 juin 1925 (≈ 1925)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Aubin (cad. ZP 126) : inscription par arrêté du 9 juin 1925
Personnages clés
Frères Nivet
Artisans ayant réalisé la charpente sculptée de l'église.
Origine et histoire de l'Église Saint-Maurice
L’église Saint-Aubin, parfois désignée sous le vocable de Saint-Maurice, se situe au lieu-dit Saint-Aubin, sur la limite est de la commune de Plumelec (Morbihan), au centre du village le long de la D174, à cinq kilomètres du bourg. L’édifice comprend une nef sans bas-côtés, des bras de transept avec croisillons débordants et un chœur rectangulaire plus élevé que le reste du bâtiment, coiffé d’un chevet plat. La construction actuelle, datée par une inscription gravée sur une sablière et sur un bandeau de pierre extérieur, remplace l’ancienne chapelle fondée par les seigneurs de Callac. Jusqu’alors trève de Plumelec, la paroisse a été établie en 1872 ; depuis 1985 elle n’a plus de prêtre et le recteur de Plumelec y officie. L’église a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le 9 juin 1925.
Le chœur est particulièrement remarquable pour ses sablières finement sculptées : au nord figurent des personnages variés — anges, coqs, masques et animaux fantastiques — tandis qu’au sud se lisent des groupes de personnages illustrant notamment des scènes de la Passion et le fabliau du Renard prêchant aux poules. Les tirants sont également richement travaillés ; dans plusieurs endroits, les motifs se détachent en relief prononcé. La charpente, travaillée « comme des dentelles », est considérée comme rare ; elle est attribuée aux frères Nivet et présente des poutres et sablières ornées de scènes champêtres et de la Passion. Les extrémités des éléments sculptés prennent la forme de gargouilles en enchaînement de dragons imbriqués, figurations que le texte explicatif aux visiteurs présente comme une allégorie du pouvoir politique et économique.
Parmi les autres éléments de l’édifice, la chapelle des fonts baptismaux a remplacé l’ancien ossuaire daté de 1690, et le clocher est une tour carrée du XVIIe siècle. Sous le porche sud, au sol se trouve une stèle et un bénitier est encastré dans le mur.