Frise chronologique
1940
Destruction de l'ancienne église
Destruction de l'ancienne église
1940 (≈ 1940)
Usselkirch détruite lors des combats.
1958-1963
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1958-1963 (≈ 1961)
Par Pingusson et Aynes, en béton armé.
27 octobre 2014
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 octobre 2014 (≈ 2014)
Protection totale de l'édifice et de ses abords.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieux clocher : classement par journal officiel du 16 février 1930
Personnages clés
| Georges-Henri Pingusson - Architecte |
Concepteur de l’église moderne en rotonde. |
| Paul Aynes - Architecte collaborateur |
Associé à Pingusson pour la reconstruction. |
| Jean Lambert-Rucki - Sculpteur |
Auteur du Christ et du crucifix en bronze. |
| Henri Martin-Granel - Peintre-verrier |
Créateur du vitrail du baptistère. |
| Pierre Bozzolini - Peintre |
Auteur du vitrail du tympan. |
Origine et histoire
L’église Saint-Maximin d’Ussel, située à Boust en Moselle, a été reconstruite entre 1958 et 1963 sous la direction des architectes Georges-Henri Pingusson et Paul Aynes, dans le cadre des réparations des dommages de guerre. L’édifice original, partiellement détruit lors des combats de 1940, ne conservait qu’une tour romane. Le nouveau bâtiment, en béton armé, se distingue par son plan en rotonde, sa couverture en terrasse, et un campanile indépendant, reflétant une architecture moderne post-Seconde Guerre mondiale.
La décoration intérieure associe plusieurs artistes : Jean Lambert-Rucki a réalisé la statue du Christ et le crucifix en bronze, tandis que Henri Martin-Granel et Pierre Bozzolini ont conçu les vitraux du baptistère et du tympan. L’église remplace l’ancienne Usselkirch, détruite en 1940, et symbolise la reconstruction du patrimoine religieux lorrain. Classée Monument Historique en 2014, elle inclut aussi un monument aux morts intégré à son ensemble architectural, soulignant son ancrage mémoriel.
Le site, propriété de la commune de Boust, est protégé dans sa totalité, y compris le sol des parcelles environnantes, selon l’arrêté de classement de 2014. Les plans de Pingusson, marqués par une approche fonctionnelle et esthétique, en font un exemple notable de l’architecture religieuse moderne en France. La localisation actuelle, à 700 mètres de l’ancienne église, témoigne d’un choix urbain post-conflit, tout en préservant la mémoire du lieu d’origine.