Frise chronologique
1158
Première mention de l'église
Première mention de l'église
1158 (≈ 1158)
Citation dans un document médiéval.
XIVe siècle (début)
Dédicace à saint Mayeul
Dédicace à saint Mayeul
XIVe siècle (début) (≈ 1415)
Attestation écrite de la dédicace.
vers 1572
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
vers 1572 (≈ 1572)
Date portée sur l’édifice.
1743-1750
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1743-1750 (≈ 1747)
Travaux par Baudoin et Roubaud.
1860
Devis de restauration
Devis de restauration
1860 (≈ 1860)
Tuiles plombifères et carrelage.
4 janvier 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
4 janvier 1989 (≈ 1989)
Inscription officielle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Mayeul (cad. C 254) : inscription par arrêté du 4 janvier 1989
Personnages clés
| Pons de Cipières - Seigneur local |
Témoin en 1152, lié au château. |
| Antoine Godeau - Évêque de Vence (XVIIe s.) |
Authentifie un reliquaire du lait. |
| Honoré Faissole et Pierre Martin - Maîtres maçons |
Auteurs du devis du clocher. |
| Jean Baudoin et Jean Roubaud - Maîtres maçons |
Reconstructeurs du clocher (1743-1750). |
Origine et histoire
L’église Saint-Mayeul de Cipières, située dans les Alpes-Maritimes, est mentionnée pour la première fois en 1158, dans un contexte où le premier château du village date probablement de la première moitié du XIIe siècle. À cette époque, l’église, isolée sur une plateforme, coexiste avec un habitat groupé près du château. Ce n’est qu’à partir du XIVe siècle que le village se déplace progressivement vers l’emplacement actuel, autour de l’église, dont la dédicace à saint Mayeul est attestée dès cette période.
Une reconstruction majeure intervient au XVIe siècle, vers 1572 (date gravée), marquant un développement urbain vers l’ouest et, dans une moindre mesure, vers l’est. Cette époque voit aussi l’ajout de deux chapelles latérales et la conservation de culots ayant soutenu des croisées d’ogives. Le clocher, quant à lui, est entièrement reconstruit entre 1743 et 1750 par les maîtres maçons Jean Baudoin et Jean Roubaud, selon les plans d’Honoré Faissole et Pierre Martin. Son campanile, daté de 1750, couronne un toit en pavillon couvert de tuiles plombifères, comme en témoignent des devis de 1860.
L’église abrite un mobilier remarquable, dont un reliquaire du chef de saint Mayeul et un bras-reliquaire contenant un doigt du saint, orné d’une bague censée contenir une pierre du temple de Jérusalem, certifiée par un prélat. Un autre reliquaire, aujourd’hui disparu, contenait une fiole de lait de la Vierge, authentifiée par Antoine Godeau, évêque de Vence au XVIIe siècle. Ces objets illustrent l’importance spirituelle et historique du lieu.
Classée monument historique en 1989, l’église reflète les évolutions architecturales et sociales de Cipières, depuis son rôle central dans la vie médiévale jusqu’à son intégration dans le tissu urbain moderne. Ses murs en moyen appareil (façade et chevet) et ses moellons (clocher) témoignent des techniques constructives successives, tandis que son inscription au patrimoine protège ce témoignage des Alpes-Maritimes.