Frise chronologique
1072
Fondation et donation
Fondation et donation
1072 (≈ 1072)
Donation à l'évêque de Saintes par Guillaume Paluel.
1092
Cession à l'abbaye
Cession à l'abbaye
1092 (≈ 1092)
Transfert à l'abbaye d'Ebreuil par l'évêque.
XIVe siècle
Extensions latérales
Extensions latérales
XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout de deux constructions sur la façade.
XVIe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
XVIe siècle (≈ 1650)
Étage supérieur du clocher refait.
1837
Restauration de la charpente
Restauration de la charpente
1837 (≈ 1837)
Travaux dirigés par Paul Deménieux.
1891-1892
Reconstruction des voûtes
Reconstruction des voûtes
1891-1892 (≈ 1892)
Devis de l'architecte E. Rullier.
1899
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie
1899 (≈ 1899)
Plans de Raymond Barbaud et Bauhain.
1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1984 (≈ 1984)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 66) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
| Guillaume Paluel - Fondateur et donateur |
A donné l’église en 1072. |
| Jean (clerc) - Co-fondateur |
Donateur avec Guillaume Paluel. |
| Paul Deménieux - Architecte (XIXe) |
Dirigea la restauration de 1837. |
| E. Rullier - Architecte (XIXe) |
Reconstruisit les voûtes en 1891-1892. |
Origine et histoire
L'église Saint-Médard de Genté, fondée au XIe siècle, fut donnée en 1072 par Guillaume Paluel et un clerc nommé Jean à l'évêque de Saintes, avant d'être cédée en 1092 à l'abbaye d'Ebreuil. L'édifice actuel, majoritairement du XIIe siècle, a subi des transformations majeures : élargissement de la façade, reconstruction du clocher au XVIe siècle, et ajout de deux constructions latérales au XIVe siècle. Ses éléments roman (portail, arcades aveugles) et gothique (voûtes ogivales, nervures) coexistent, tandis que les chapiteaux, martelés, témoignent d’un passé mouvementé.
La nef, flanquée de bas-côtés voûtés d’ogives, mène à un chevet plat à deux travées, surmonté d’une coupole aux pendentifs en arcs brisés. Une crypte existe sous le collatéral nord. Les restaurations des XIXe siècle (charpente en 1837 par Paul Deménieux, voûtes en 1891-1892 par E. Rullier, sacristie en 1899 par Raymond Barbaud et Bauhain) ont préservé sa structure. Classée Monument Historique en 1984 pour ses façades et toitures, l’église illustre l’évolution architecturale et religieuse de la Saintonge.
L’avant-corps de la façade, orné d’un cordon sculpté de motifs floraux, domine deux arcades latérales aveugles retombant sur des colonnes massives. Le clocher carré, surélevé au XVIe siècle, repose sur une souche à glacis, typique des édifices fortifiés de la région. Les modifications successives reflètent les besoins liturgiques et défensifs, tandis que les traces de martèlement des chapiteaux évoquent des conflits ou des changements iconoclastes.
L’église, propriété communale, incarne le patrimoine religieux du Poitou-Charentes (aujourd’hui Nouvelle-Aquitaine). Son histoire, liée aux pouvoirs épiscopaux et abbatiaux, révèle les dynamiques politiques et spirituelles médiévales. Les restaurations du XIXe siècle, bien que controversées pour leur approche parfois reconstructive, ont permis sa transmission jusqu’à nos jours.