Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Médard-de-Beausse dans les Landes

Église Saint-Médard-de-Beausse

    59 Avenue Jean Dupouy
    40000 Mont-de-Marsan

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIe siècle
Construction initiale
1569
Incendie protestant
1678
Porte sculptée par J. Lalande
XVIIe siècle
Restauration post-incendie
1840
Tableau de la Crucifixion
1866
Rattachement à Mont-de-Marsan
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

J. Lalande - Maître menuisier A sculpté la porte en 1678.
Louis Anselme Longa - Peintre montois Auteur du tableau de 1840.
Saint Jean-Baptiste - Patron de l'église Représenté sur autel et porte.
Saint Antoine - Saint ermite Statue et sculpture présentes.

Origine et histoire

L'église Saint-Médard-de-Beausse, initialement dédiée à saint Jean-Baptiste, fut construite à la fin du XIe siècle dans un style roman. À l'origine, elle appartenait à la paroisse puis commune indépendante de Saint-Médard-de-Beausse, rattachée à Mont-de-Marsan en 1866. L'édifice, composé d'une nef unique et d'un mur-clocher à alvéoles, était accompagné d'un porche à auvent, typique de l'architecture régionale comme à l'église de Beaussiet à Mazerolles. Un hospice attitré accueillait les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont témoignent encore une salle voûtée (salle Saint-Jean-Baptiste) et une coquille sculptée au-dessus de l'entrée.

En 1569, l'église fut incendiée par des troupes protestantes durant les guerres de Religion, nécessitant une restauration au XVIIe siècle. La porte d'entrée, réalisée en 1678 par le menuisier J. Lalande, arbore des sculptures en noyer représentant saint Jean-Baptiste et saint Antoine, deux ermites. Le maître-autel baroque (XVIIIe siècle) met en scène saint Médard et saint Jean-Baptiste, avec des bas-reliefs illustrant des épisodes de sa vie (baptême du Christ, martyre). Un tableau de la Crucifixion, peint en 1840 par Louis Anselme Longa, complète cet ensemble.

L'église conserve des traces de son passé hospitalier et jacquaire, comme une statue du XVIIIe siècle de saint Antoine ermite, accompagné d'un cochon — symbole lié aux Antonins, un ordre religieux médiéval autorisé à élever des porcs. La porte de la nef, datée de l'époque moderne, et un panneau polychrome représentant saint Jean-Baptiste rappellent aussi son rôle dans l'accueil des voyageurs. Aujourd'hui, elle dépend de la paroisse Notre-Dame-des-Trois-Rivières.

Architecturalement, l'édifice illustre les transitions entre roman primitif (nef unique, mur-clocher) et ajouts postérieurs (décors baroques, restaurations). Son histoire reflète les bouleversements religieux des Landes, entre catholicisme, protestantisme et traditions jacquaires, tout en témoignant de la vie communautaire locale, marquée par l'hospitalité et les pèlerinages.

Liens externes