Frise chronologique
1149
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1149 (≈ 1149)
Érection par Gozlin, évêque de Chartres.
1547
Date gravée sur un culot
Date gravée sur un culot
1547 (≈ 1547)
Dans la nef centrale.
fin XVe–début XVIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
fin XVe–début XVIe siècle (≈ 1625)
Après la Guerre de Cent Ans.
1758
Clef de voûte datée
Clef de voûte datée
1758 (≈ 1758)
Collatéral sud, deuxième travée.
1793
Transfert de la cloche *Louise Marie*
Transfert de la cloche *Louise Marie*
1793 (≈ 1793)
Attribuée pour l'horloge civile.
6 mars 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
6 mars 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 6 mars 1926
Personnages clés
| Gozlin (évêque de Chartres) - Fondateur du prieuré |
Érige l'église en 1149. |
| Eudes (régisseur de Chalo) - Bénéficiaire d'un privilège royal |
Sous Philippe Ier, XIe siècle. |
| Jacques-Philippe de Prunelé - Seigneur de Chalo-Saint-Mars |
Mariage en 1695 dans l'église. |
| Henri Daniel Massé de Combles - Maire adjoint (1891) |
Donateur de la cloche *Antoine Cécile*. |
| Charles Lorin - Maître-verrier chartrain |
Auteur des vitraux (1895). |
| Jérôme Lejeune - Médecin et généticien |
Enterré dans le cimetière attenant. |
Origine et histoire
L'église Saint-Médard de Chalo-Saint-Mars, dédiée à l'évêque de Soissons, fut érigée en prieuré en 1149 par Gozlin, évêque de Chartres, au profit de l'abbaye Notre-Dame de Josaphat. De cette période subsistent le chœur plat, la souche du clocher et le porche principal, caractéristiques de l'art roman tardif. Le nom Saint-Mars provient d'une déformation de saint Médard, patron de l'édifice, tandis que la commune, rebaptisée Chalo-la-Raison pendant la Révolution, retrouva son appellation d'origine en 1801.
La nef, reconstruite après la Guerre de Cent Ans (fin XVe–début XVIe siècle), présente trois vaisseaux précédés de deux porches, l'un gothique et l'autre Renaissance. Un culot sculpté porte la date de 1547, et une clef de voûte du collatéral sud est marquée 1758. Le mobilier, incluant des stalles de 1867 et des vitraux signés Lorin (1895), reflète des ajouts ultérieurs. Trois cloches historiques subsistent : Louise (1658), Louise Marie (1672) et Antoine Cécile (1891), cette dernière offerte par un maire adjoint.
Le prieuré, attesté jusqu'à la Révolution, fut un centre religieux majeur. En 1695, Jacques-Philippe de Prunelé, seigneur local, y épousa Marie de Savoie. L'édifice, remanié jusqu'au XIXe siècle, fut inscrit aux Monuments Historiques en 1926. Son cimetière attenant, partagé avec Saint-Hilaire, abrite la tombe du professeur Jérôme Lejeune, visitée par le pape Jean-Paul II en 1997. Le site conserve aussi des traces de fiefs médiévaux comme La Fosse ou Le Tronchet, morcelant autrefois le territoire.
L'église illustre les transformations architecturales et politiques de la région : privilèges seigneuriaux trafiqués sous Philippe Ier, réaffectations révolutionnaires (comme le transfert de la cloche Louise Marie en 1793), et restaurations postérieures. Son statut de monument protégé souligne son rôle patrimonial dans l'Essonne, entre héritage médiéval et adaptations modernes.