Église Saint-Médard de Creil dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Médard de Creil

  • 17-21 Place Saint-Médard 
  • 60100 Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Église Saint-Médard de Creil
Crédit photo : P.poschadel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
2000
XIIe siècle
Édifice antérieur
XIIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Transformations majeures
XVIe siècle
Ajout du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 20 octobre 1920

Personnages clés

Michel de Bray Architecte responsable de la construction du clocher au XVIe siècle.
Laurent de La Hyre Peintre du tableau de la Nativité ou Adoration des bergers en 1635.
Jean de la Haye Personnage dont la dalle funéraire est conservée dans l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Médard

L'église Saint-Médard est une église catholique paroissiale de Creil (Oise, Hauts-de-France), classée au titre des monuments historiques par arrêté du 20 octobre 1920 et siège de la paroisse bienheureux Frédéric Ozanam du Creillois-Centre. Elle a été édifiée à partir du début du XIIIe siècle sur l'emplacement d'une église antérieure, selon un plan en croix grecque, et achevée avant la fin de ce même siècle. Rapidement jugée trop petite, elle a subi d'importantes transformations aux XIVe et XVe siècles : le chœur a été déplacé vers le nord-est, à l'emplacement de l'ancien croisillon nord, afin d'agrandir l'édifice dans un tissu urbain contraint par la muraille de la ville. Le croisillon sud et la croisée du transept assurent depuis la fonction de nef. Après l'effondrement des voûtes du chœur à la fin de la guerre de Cent Ans, celles-ci ont été reconstruites à un niveau plus bas, tandis que l'ancienne nef et ses bas-côtés sont restés en grande partie inchangés. À la fin du XVe siècle, une haute chapelle élégante a été ajoutée dans l'angle formé par le nouveau chœur, et l'église a alors pris sa physionomie actuelle, complétée au XVIe siècle par un clocher-tour de style Renaissance élevé au sud-ouest. L'implantation irrégulière du plan rend les élévations extérieures peu révélatrices de l'organisation intérieure, laquelle montre une grande diversité de supports et une rare symétrie, mais conserve une qualité architecturale et des finitions soignées qui assurent une certaine harmonie entre les campagnes de construction. L'édifice se situe place Saint-Médard, au cœur de l'ancien centre-ville sur la rive gauche de l'Oise, le chevet étant orienté vers le nord-est et donnant sur la rue Albert-Dugué. Des fouilles et analyses ont montré l'existence probable d'églises antérieures, et l'ancienneté du patronage (saint Médard) justifie l'hypothèse de plusieurs phases préliminaires; l'interprétation des parties les plus anciennes a cependant fait l'objet de débats entre spécialistes, certains attribuant des éléments au XIIe siècle tandis qu'Eugène Lefèvre-Pontalis les date du XIIIe siècle. La construction gothique a débuté par une chapelle encore identifiable, et les parties conservées de la nef, des bas-côtés et du transept permettent de rattacher une grande part de l'édifice au style rayonnant des années autour de 1260. Les comptes de la fabrique, couvrant la période 1443-1574, témoignent des nombreux travaux du XVe et XVIe siècles, dont l'agrandissement du porche, la reconstruction du chœur et la construction de la chapelle Saint-Catherine vers 1490, achevée vers 1496-1497 mais consacrée sous le vocable de Notre-Dame le 8 juin 1514. La construction du nouveau clocher fut engagée en 1521 sous la direction de Michel de Bray ; sa base fut rapidement élevée mais les travaux, marqués par des interruptions, se poursuivirent dans le courant du XVIe siècle et la flèche fut achevée dans le style traditionnel des flèches régionales gothiques, tandis que les étages inférieurs portent l'influence de la Renaissance. À l'intérieur, un jubé de bois fut élevé entre 1508 et 1514, des vitraux furent commandés en 1514 et 1534, et le chœur fut repavé en 1516 ; le jubé lui-même a aujourd'hui disparu. Aux époques moderne et contemporaine, le cimetière qui entourait l'église fut supprimé en 1809, des tribunes provisoires furent installées puis supprimées sauf la tribune d'orgue, et la chute d'une portion de la muraille d'enceinte en 1854 endommagea le chœur du XIVe siècle dont la grande baie fut refaite à l'identique. Sur le plan architectural, l'édifice comprend une nef de deux travées avec bas-côtés, un transept débordant aux croisillons de plan carré, un chœur à deux travées flanqué de collatéraux, une chapelle trapézoïdale en avant du collatéral nord et le clocher implanté devant le bas-côté sud ; cette liaison complexe explique l'aspect extérieur fragmenté. Le porche agrandi au XVe siècle conserve une arcade du XIIIe siècle et la porte primitive, aujourd'hui sans tympan ; la croisée du transept et les voûtes de la nef conservent des profils d'ogives originaux, tandis que la chapelle Sainte-Catherine, de style flamboyant, se distingue par des voûtes sexpartites, un réseau de fenêtres très décoré et une grande luminosité, son chevet abritant un autel de la Vierge de facture mêlant éléments de la Renaissance et du baroque. Le chœur du XIVe siècle illustre le rayonnement tardif du style gothique rayonnant par la hauteur de ses voûtes et la finesse de son remplage, la grande baie du chevet ayant été réparée en 1584 puis en 1854. Le clocher, dernier élément construit, s'élève sur trois niveaux pour une hauteur totale de 34 mètres environ ; sa base présente un portail flamboyant tandis que la flèche octogonale en pierre est close dans la tradition locale des flèches gothiques, et la tour montre des motifs de la Renaissance tels que niches et consoles, ainsi qu'une balustrade ornée de lions aux angles. À l'extérieur, l'imbrication des volumes, la diversité des toitures et la rareté d'angles droits témoignent des remaniements successifs et d'adaptations à l'environnement urbain et aux vestiges de la muraille. L'église conserve un mobilier classé au titre des monuments historiques comprenant une cuve baptismale sculptée en calcaire attribuée au XVIIe siècle (les fonts classés en 1912 n'étant peut‑être plus ceux en place), la dalle funéraire de Jean de la Haye (décédé en 1547), un grand tableau de la Nativité ou Adoration des bergers de Laurent de La Hyre peint en 1635, ainsi que deux tableaux anonymes représentant le Sacrifice de la fille de Jephté (XVIIIe siècle) et l'Hospitalité d'Abraham (XVIIe siècle).

Liens externes