Vol de statuettes 19-21 juillet 1979 (≈ 20)
Christ aux liens et deux évêques.
XIe siècle
Donation au Mont Saint-Michel
Donation au Mont Saint-Michel XIe siècle (≈ 1150)
Don par Robert, duc de Normandie.
Fin XIe - début XIIe siècle
Construction de la nef romane
Construction de la nef romane Fin XIe - début XIIe siècle (≈ 1225)
Trois travées en arête-de-poisson.
XIIIe siècle
Construction du chœur et du clocher
Construction du chœur et du clocher XIIIe siècle (≈ 1350)
Clocher servant d'amer aux navigateurs.
XVe siècle
Ajout des baies
Ajout des baies XVe siècle (≈ 1550)
Percées dans le chœur.
XVIe siècle
Construction du porche méridional
Construction du porche méridional XVIe siècle (≈ 1650)
Face à la baie du Mont-Saint-Michel.
16 mars 1995
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 16 mars 1995 (≈ 1995)
Arrêté ministériel de protection.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. ZD 48) : inscription par arrêté du 16 mars 1995
Personnages clés
Robert, duc de Normandie - Donateur
Donna l'église au Mont Saint-Michel.
Georges Merklen - Peintre-verrier
Auteur des verrières inscrites.
Origine et histoire de l'Église Saint-Médard de Dragey
L'église Saint-Médard de Dragey, située à Dragey-Ronthon dans le département de la Manche, est un édifice catholique dont la construction remonte au début du XIIe siècle. Elle se distingue par sa nef romane de trois travées, datée de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, et par son chœur du XIIIe siècle. La tour, édifiée entre le chœur et la nef au XIIIe siècle, servait d'amer aux navigateurs, tandis que les baies furent ajoutées au XVe siècle. Le porche méridional, face à la baie du Mont-Saint-Michel, date du XVIe siècle. L'enduit de la nef fut gratté dans les années 1970 pour révéler un appareil en arête-de-poisson.
L'église fut donnée au Mont Saint-Michel par Robert, duc de Normandie, au XIe siècle, bien avant sa construction actuelle. Ce monument, inscrit aux monuments historiques depuis 1995, conserve des éléments mobiliers classés, dont une chaire à prêcher, un maître-autel et des autels secondaires. Les verrières du peintre-verrier Georges Merklen sont également répertoriées à l'Inventaire général du patrimoine culturel. En 1979, des statuettes, dont un christ aux liens et deux évêques, furent volées entre le 19 et le 21 juillet.
Le clocher, réparé au XVIIIe siècle après avoir été foudroyé, reste un point de repère pour les marins. La nef, d'origine romane, contraste avec le chœur gothique, illustrant les évolutions architecturales entre les XIIe et XIIIe siècles. L'église, excentrée d'environ un kilomètre du bourg, domine un promontoire, renforçant son rôle historique et symbolique dans le paysage local. Son inscription en 1995 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier préservé.