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Église Saint-Médard de Geloux dans les Landes

Patrimoine classé
Eglise fortifiée
Eglise
Eglise romane

Église Saint-Médard de Geloux

    26-56 Route de Lagardère
    40090 Geloux
Propriété de la commune
Crédit photo : Jibi44 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1070
Donation à l'abbaye de Saint-Sever
XIIIe siècle
Fortification de l'église
XIVe siècle
Construction d'une seconde tour
Début XVIe siècle
Peintures murales réalisées
1800s
Agrandissement de l'édifice
30 juillet 1968
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AB 15) : inscription par arrêté du 30 juillet 1968

Personnages clés

Arnaud-Seguin de Stag - Seigneur local Donateur de l’église en 1070.
Raimond de Stag - Moine à Saint-Sever Fils d’Arnaud-Seguin, lié à la fondation.
Louis Anselme Longa - Peintre montois Auteur de l’*Assomption* du retable.

Origine et histoire

L’église Saint-Médard de Geloux, située dans le département des Landes en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIe siècle. En 1070, l’édifice primitif est donné à l’abbaye de Saint-Sever par Arnaud-Seguin de Stag, dont le fils, Raimond, était moine. Les premiers travaux de construction incluent un chevet voûté et une nef charpentée, dont subsistent aujourd’hui un contrefort extérieur orné de chapiteaux et un arc d’entrée intérieur soutenu par des chapiteaux sculptés. Ces éléments témoignent de l’architecture romane primitive du monument.

À partir du XIIIe siècle, dans un contexte de conflits entre les rois de France et d’Angleterre, l’église est fortifiée. Une tour carrée et une tourelle d’escalier sont ajoutées contre la façade occidentale, suivies, au XIVe siècle, par une seconde tour au-dessus du chevet. Ces aménagements reflètent les besoins défensifs de l’époque, liés à la guerre de Cent Ans. Après ces conflits, une chapelle est construite sur le flanc sud de la nef, couverte de voûtes d’ogives peintes dédiées au Christ et à la Vierge, illustrant l’évolution artistique et religieuse du monument.

Le mobilier de l’église, entièrement restauré, est d’une richesse exceptionnelle. Parmi les pièces majeures figurent un autel, un tabernacle et un retable en bois doré et polychrome, orné de statuettes et de bas-reliefs. Le retable principal représente saint Médard et saint Georges, patrons de l’église, tandis qu’un autre retable, dédié à la Vierge, inclut une Assomption peinte d’après Nicolas Poussin par Louis Anselme Longa. Les fonts baptismaux, décorés d’un bas-relief du Baptême du Christ, et une porte en bois sculptée du XVIIe siècle, témoignent également de l’artisanat local des ébénistes montois.

Les peintures murales du début du XVIe siècle, redécouvertes en 2003, couvrent les voûtes et la chapelle méridionale. Elles représentent le Christ en gloire entouré des Apôtres, des scènes de l’Annonciation et de la Crucifixion, ainsi que les Quatre Évangélistes et les Cinq-Plaies du Christ. Ces fresques, d’inspiration mystique, reflètent les dévotions médiévales tardives et la richesse symbolique de l’art religieux de l’époque.

L’église, inscrite aux monuments historiques depuis le 30 juillet 1968, illustre à la fois l’histoire architecturale des Landes et les influences artistiques successives, du Moyen Âge à l’époque moderne. Sa nef à deux travées voûtées en berceau, ses bas-côtés et son chevet semi-circulaire fortifié en font un exemple remarquable du patrimoine religieux et défensif régional.

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