Donation à l'abbaye de Saint-Sever 1070 (≈ 1070)
Arnaud-Seguin de Stag cède l’église primitive.
XIIIe siècle
Fortification de l'église
Fortification de l'église XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout d’une tour carrée et tourelle.
XIVe siècle
Construction d'une seconde tour
Construction d'une seconde tour XIVe siècle (≈ 1450)
Renforcement du chevet contre les conflits.
Début XVIe siècle
Peintures murales réalisées
Peintures murales réalisées Début XVIe siècle (≈ 1604)
Fresques redécouvertes en 2003.
1800s
Agrandissement de l'édifice
Agrandissement de l'édifice 1800s (≈ 1800)
Ajout de collatéraux pour la nef.
30 juillet 1968
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 30 juillet 1968 (≈ 1968)
Protection officielle de l’église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 15) : inscription par arrêté du 30 juillet 1968
Personnages clés
Arnaud-Seguin de Stag - Seigneur local
Donateur de l’église en 1070.
Raimond de Stag - Moine à Saint-Sever
Fils d’Arnaud-Seguin, lié à la fondation.
Louis Anselme Longa - Peintre montois
Auteur de l’*Assomption* du retable.
Origine et histoire
L’église Saint-Médard de Geloux, située dans le département des Landes en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIe siècle. En 1070, l’édifice primitif est donné à l’abbaye de Saint-Sever par Arnaud-Seguin de Stag, dont le fils, Raimond, était moine. Les premiers travaux de construction incluent un chevet voûté et une nef charpentée, dont subsistent aujourd’hui un contrefort extérieur orné de chapiteaux et un arc d’entrée intérieur soutenu par des chapiteaux sculptés. Ces éléments témoignent de l’architecture romane primitive du monument.
À partir du XIIIe siècle, dans un contexte de conflits entre les rois de France et d’Angleterre, l’église est fortifiée. Une tour carrée et une tourelle d’escalier sont ajoutées contre la façade occidentale, suivies, au XIVe siècle, par une seconde tour au-dessus du chevet. Ces aménagements reflètent les besoins défensifs de l’époque, liés à la guerre de Cent Ans. Après ces conflits, une chapelle est construite sur le flanc sud de la nef, couverte de voûtes d’ogives peintes dédiées au Christ et à la Vierge, illustrant l’évolution artistique et religieuse du monument.
Le mobilier de l’église, entièrement restauré, est d’une richesse exceptionnelle. Parmi les pièces majeures figurent un autel, un tabernacle et un retable en bois doré et polychrome, orné de statuettes et de bas-reliefs. Le retable principal représente saint Médard et saint Georges, patrons de l’église, tandis qu’un autre retable, dédié à la Vierge, inclut une Assomption peinte d’après Nicolas Poussin par Louis Anselme Longa. Les fonts baptismaux, décorés d’un bas-relief du Baptême du Christ, et une porte en bois sculptée du XVIIe siècle, témoignent également de l’artisanat local des ébénistes montois.
Les peintures murales du début du XVIe siècle, redécouvertes en 2003, couvrent les voûtes et la chapelle méridionale. Elles représentent le Christ en gloire entouré des Apôtres, des scènes de l’Annonciation et de la Crucifixion, ainsi que les Quatre Évangélistes et les Cinq-Plaies du Christ. Ces fresques, d’inspiration mystique, reflètent les dévotions médiévales tardives et la richesse symbolique de l’art religieux de l’époque.
L’église, inscrite aux monuments historiques depuis le 30 juillet 1968, illustre à la fois l’histoire architecturale des Landes et les influences artistiques successives, du Moyen Âge à l’époque moderne. Sa nef à deux travées voûtées en berceau, ses bas-côtés et son chevet semi-circulaire fortifié en font un exemple remarquable du patrimoine religieux et défensif régional.
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