Première mention 1170 (≈ 1170)
Église citée dans des chartes médiévales
XVIe siècle
Construction actuelle
Construction actuelle XVIe siècle (≈ 1650)
Réutilisation possible d’éléments antérieurs
1789–1799
Dégâts révolutionnaires
Dégâts révolutionnaires 1789–1799 (≈ 1794)
Mutilation des statues du mausolée
1911
Classement MH
Classement MH 1911 (≈ 1911)
Protection au titre des monuments historiques
1997, 2000, 2006
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux 1997, 2000, 2006 (≈ 2006)
Campagnes de préservation post-guerres
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 23 septembre 1911
Personnages clés
Claude de Joyeuse - Comte de Grandpré, gouverneur
Mausolée en marbre noir dans l’église
Henri IV - Roi de France
Conseillé par Claude de Joyeuse
Louis XIII - Roi de France
Conseillé par Claude de Joyeuse
Origine et histoire de l'Église Saint-Médard
L’église Saint-Médard de Grandpré, mentionnée dès 1170 dans des chartes médiévales, appartenait à l’abbaye des chanoines réguliers de Saint-Denis de Reims. L’édifice actuel, probablement construit au XVIe siècle, réutilise peut-être des éléments antérieurs. Son architecture allie une tour massive défensive en façade et un clocher effilé au-dessus du transept, reflétant une double vocation religieuse et protectrice. Les dégradations subies lors des guerres mondiales et de la Révolution française ont nécessité plusieurs campagnes de restauration, notamment pour les vitraux (1997, 2000, 2006). Classée Monument Historique en 1911, elle incarne un patrimoine résilient.
À l’intérieur, la nef de 22 mètres, soutenue par des piliers ronds aux chapiteaux feuillus, mène à un chœur éclairé par trois fenêtres. Le mausolée en marbre noir de Claude de Joyeuse (1629), ancien gouverneur protestant converti au catholicisme, domine l’espace. Ses statues, symbolisant vertus comme la fidélité ou la tempérance, furent mutilées pendant la Révolution. Le mobilier, incluant des stalles du XVIIe siècle et un tambour de porte de l’abbaye de Belval, témoigne des réutilisations post-révolutionnaires.
Les vitraux, restaurés à la fin du XXe siècle, illustrent des légendes locales, comme celle de l’aigle protégeant saint Médard, mêlant symbolique chrétienne et éléments naturels. La rosace et les fenêtres à meneaux de la façade, sobrement décorées, contrastent avec l’aspect martial de la tour d’entrée. Ce mélange de fonctions (culte, défense, mémoire) fait de l’église un marqueur historique des Ardennes, entre conflits et dévotion.
L’édifice, propriété communale, reste un lieu de culte actif tout en attirant les visiteurs pour son architecture hybride et son mausolée remarquable. Les dernières interventions ont préservé ses caractéristiques médiévales et Renaissance, malgré les vicissitudes de l’histoire. Son classement en 1911 souligne son importance patrimoniale dans le Grand Est.