Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Origine de l’église en croix latine.
1699
Création du cadran solaire
Création du cadran solaire
1699 (≈ 1699)
Œuvre attribuée à André Valiquet.
22 avril 1760
Bénédiction de la cloche Alexandrine
Bénédiction de la cloche Alexandrine
22 avril 1760 (≈ 1760)
Cérémonie avec notables locaux et clergé.
1975
Classement monument historique
Classement monument historique
1975 (≈ 1975)
Protection officielle de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 85) : classement par arrêté du 28 juillet 1975
Personnages clés
| André Valiquet (1624–1700) - Abbé et gnomonicien |
Auteur présumé du cadran solaire (1699). |
| Étienne de Guibert - Seigneur de la Chabotière |
Parrain de la cloche Alexandrine (1760). |
| Alexandrine de Savary des Brèves - Marraine de la cloche |
Épouse d’un brigadier royal, présente en 1760. |
| Jehan Esnault (mort en 1502) - Prêtre local |
Plaque funéraire conservée dans l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Médard de Saint-Mars-sous-Ballon, située dans la Sarthe au nord du Mans, est un édifice religieux dédié à Médard de Noyon. Son plan en croix latine, typique des églises médiévales, reflète son origine au XIIIe siècle, avec des remaniements aux XVe, XVIe et XIXe siècles. Elle dépend du diocèse du Mans et de la paroisse de Ballon, dans un territoire marqué par l’influence ecclésiastique et seigneuriale.
L’église abrite un cadran solaire exceptionnel daté de 1699, œuvre attribuée à l’abbé André Valiquet (1624–1700). Cette table gnomonique en ardoise, initialement horizontale mais aujourd’hui fixée verticalement, combine cinq cadrans indiquant des heures solaires, lunaires, babyloniennes, italiques et judaïques. Endommagée, elle perdit une partie de ses inscriptions et styles, mais conserve son disque central amovible pour ajuster les phases lunaires.
Parmi les objets protégés figurent une croix de procession en cuivre (XIVe siècle), un retable en pierre (XIVe siècle), une statue de la Vierge à l’Enfant en bois (XIVe siècle), et un tableau de Decherche (1726) inspiré de Le Brun. Une plaque funéraire de 1502 commémore le prêtre Jehan Esnault, témoin de l’ancrage local de l’Église.
Le 22 avril 1760, la bénédiction de la cloche Alexandrine rassemble notables et ecclésiastiques, dont Étienne de Guibert, seigneur de la Chabotière, et Alexandrine de Savary des Brèves, épouse d’un brigadier des armées royales. Cet événement illustre le rôle social de l’église, lieu de rassemblement pour les cérémonies et les alliances entre aristocratie et clergé.
Classée monument historique en 1975, l’église incarne le patrimoine religieux et scientifique de la Sarthe. Son cadran solaire, rare en France, et son mobilier témoignent des savoirs astronomiques et artistiques des XVIIe et XVIIIe siècles, dans une région alors tournée vers l’agriculture et les échanges fluviaux via la Sarthe.