Frise chronologique
Fin XIe siècle
Cession du patronage
Cession du patronage
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Guillaume Fitz Osbern cède l’église à l’abbaye de Cormeilles.
2e moitié XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
2e moitié XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du chœur et de la tour-clocher.
XIVe-XVe siècle
Transformation défensive
Transformation défensive
XIVe-XVe siècle (≈ 1550)
Tour-clocher renforcée en donjon avec coursières.
XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure
XIXe siècle (≈ 1865)
Remaniement de la nef et des chapelles.
1927
Classement partiel
Classement partiel
1927 (≈ 1927)
Inscription des chœur et clocher aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur ; clocher : inscription par arrêté du 21 mai 1927
Personnages clés
| Guillaume Fitz Osbern - Baron de Crépon et fondateur |
Céda le patronage à l’abbaye de Cormeilles. |
| Arcisse de Caumont - Archéologue |
Famille inhumée dans le cimetière attitré. |
| Jacques Moussard - Architecte (XVIIIe siècle) |
Attribué au lambris et aux stalles. |
| Jean-Louis Mangin - Sculpteur (XVIIIe siècle) |
Collabora aux décors intérieurs classés. |
Origine et histoire
L'église Saint-Médard-et-Saint-Gildard de Crépon, située dans le Calvados, est un édifice religieux dont les origines remontent à la seconde moitié du XIIe siècle, avec des transformations majeures aux XIVe et XVe siècles. Elle fut initialement liée à l’abbaye de Cormeilles, fondée par Guillaume Fitz Osbern, compagnon de Guillaume le Conquérant, qui en céda le patronage à la fin du XIe siècle. L’église conserve des éléments médiévaux marquants, comme son tour-clocher, son chœur, et ses chapelles latérales, reflétant les évolutions architecturales de l’époque, notamment pendant la guerre de Cent Ans, où des coursières de guet furent ajoutées pour surveiller les alentours.
La nef, profondément remaniée au XIXe siècle, illustre les adaptations successives du bâtiment, tandis que le décor intérieur, classé monument historique, comprend un retable du XVIIe siècle, un lambris sculpté du XVIIIe, et une toile monumentale inspirée de Charles Le Brun. Ces éléments, attribués à des artisans locaux comme Jacques Moussard et Jean-Louis Mangin, témoignent de la richesse artistique de l’édifice. La tour-clocher, transformée en donjon au XVe siècle, symbolise aussi le rôle défensif de l’église durant les conflits, bien que la légende des cloches en argent massif soit infondée.
L’église abrite également la sépulture de la famille de l’archéologue Arcisse de Caumont, soulignant son importance patrimoniale. Classée partiellement en 1927, elle a fait l’objet de restaurations continues, notamment aux XIXe et XXe siècles, pour préserver son architecture hybride, mêlant pierre de taille, moellons, et voûtes d’ogives. Ces travaux, souvent financés par l’abbaye de Cormeilles, ont permis de conserver des détails uniques, comme les escaliers en vis ou les contreforts remaniés, qui racontent l’histoire mouvementée de ce monument normand.