Vestiges initiaux XIe siècle (≈ 1150)
Quelques vestiges conservés dans la partie nord de la nef.
Début du XIIe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure Début du XIIe siècle (≈ 1204)
Édification de la nef, des bas-côtés et du chœur oblong.
Fin du XIIe siècle
Ajout du transept
Ajout du transept Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Construction du bras nord du transept sur la première travée du chœur.
Début du XIIIe siècle
Achèvement du transept
Achèvement du transept Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Construction du bras sud du transept avec une niche d'autel similaire au bras nord.
1890
Restauration initiale
Restauration initiale 1890 (≈ 1890)
Première campagne de restauration de l'édifice.
1912
Seconde restauration
Seconde restauration 1912 (≈ 1912)
Seconde campagne de restauration avant le classement.
1913
Classement historique
Classement historique 1913 (≈ 1913)
L'église est classée au titre des Monuments historiques.
1928-1929
Réparation post-guerre
Réparation post-guerre 1928-1929 (≈ 1929)
Réparation de la couverture endommagée lors de la Première Guerre mondiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 10 février 1913
Personnages clés
Nivelon Ier de Quierzy
Évêque de Soissons qui donna l'église au chapitre de l'abbaye Notre-Dame-des-Vignes en 1189.
Lucien Sallez
Architecte des Monuments historiques responsable de la réparation de la couverture en 1928-1929.
Origine et histoire de l'Église Saint-Médard-et-Saint-Gildard
L'église Saint-Médard-et-Saint-Gildard, située à Lhuys dans l'Aisne, conserve quelques vestiges du XIe siècle dans la partie nord de la nef. Elle a été reconstruite à partir du début du XIIe siècle, avec la nef et ses bas-côtés, et un chœur oblong remplaça peu après l'abside semi-circulaire. Le décor sculpté du chœur et du transept, en particulier les chapiteaux du chœur, est très proche voire identique à celui de l'église de Glennes, ce qui suggère un même atelier ou une même main. À la fin du XIIe siècle, le bras nord du transept fut ajouté sur la première travée du chœur; le bras sud n'est achevé qu'au début du XIIIe siècle, mais il présente la même niche d'autel que le bras nord. En 1189, Nivelon Ier de Quierzy, évêque de Soissons, donna l'église au chapitre de l'abbaye Notre-Dame-des-Vignes, qui sous l'Ancien Régime était collateur de la cure et gros décimateur de la paroisse avec les prieurs de Coincy et de Saint-Thibaut. Au XIXe siècle, on mentionne deux autels, à la Vierge dans le bras nord du transept et à saint Antoine dans le bras sud. L'édifice a été restauré en 1890 puis en 1912, avant d'être classé au titre des Monuments historiques en 1913. Endommagée lors du retrait de l'armée allemande à la fin de l'été 1918, sa couverture a été réparée en 1928-1929 sous la direction de Lucien Sallez, architecte des Monuments historiques.