Frise chronologique
XIe siècle
Vestiges initiaux
Vestiges initiaux
XIe siècle (≈ 1150)
Parties nord de la nef conservées.
1189
Donation à l'abbaye
Donation à l'abbaye
1189 (≈ 1189)
Cédée par Nivelon Ier de Quierzy.
Début XIIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
Début XIIe siècle (≈ 1204)
Nef et bas-côtés rebâtis, style roman.
Fin XIIe - Début XIIIe siècle
Achèvement du transept
Achèvement du transept
Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Bras nord puis sud ajoutés.
1913
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1913 (≈ 1913)
Protection officielle de l'édifice.
1918-1929
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1918-1929 (≈ 1924)
Couverture refaite par Lucien Sallez.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 10 février 1913
Personnages clés
| Nivelon Ier de Quierzy - Évêque de Soissons |
Donateur de l'église en 1189. |
| Lucien Sallez - Architecte des Monuments historiques |
Dirigea la restauration de 1928-1929. |
Origine et histoire
L'église Saint-Médard-et-Saint-Gildard de Lhuys, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIe, XIIe et XIIIe siècles. Les vestiges les plus anciens, datés du XIe siècle, se trouvent dans les parties nord de la nef. La reconstruction majeure débute au XIIe siècle avec la nef et ses bas-côtés, suivie par l’ajout d’un chœur oblong remplaçant une abside semi-circulaire primitive. Le transept, caractérisé par des voûtes d'ogives et des niches d'autel en pierre, est achevé progressivement entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Les chapiteaux du chœur présentent un décor sculpté similaire à celui de l’église de Glennes, suggérant une origine commune, peut-être un même atelier ou artisan.
En 1189, l’évêque de Soissons, Nivelon Ier de Quierzy, offre l’église au chapitre de l’abbaye Notre-Dame-des-Vignes, qui en devient le collateur et décimateur sous l’Ancien Régime. Les restaurations majeures interviennent au XIXe siècle (1890 et 1912), avant son classement comme Monument historique en 1913. Endommagée lors de la Première Guerre mondiale en 1918, sa couverture est restaurée entre 1928 et 1929 sous la direction de l’architecte Lucien Sallez. L’édifice mêle aujourd’hui des éléments roman (nef lambrissée) et gothique (voûtes d’ogives, transept), avec une couverture en tuiles plates et ardoises.
L’église se distingue par son plan en croix, avec une nef accompagnée de bas-côtés aux couvertures variées (lambris au nord, fausse voûte moderne en plâtre au sud). Le chœur, à chevet plat, et le transept voûté illustrent l’évolution des techniques architecturales entre les XIIe et XIIIe siècles. Deux autels dédiés à la Vierge (bras nord) et à saint Antoine (bras sud) sont mentionnés au XIXe siècle, reflétant la dévotion locale. Le monument, propriété de la commune, témoigne de l’histoire religieuse et artistique de la Picardie, entre héritage médiéval et restaurations modernes.