Frise chronologique
XIe ou XIIe siècle
Origines romanes
Origines romanes
XIe ou XIIe siècle (≈ 1250)
Construction abside et mur nord conservés.
1434
Chapelle Saint-Gilles
Chapelle Saint-Gilles
1434 (≈ 1434)
Édifiée par Jehan de Brays.
XVe siècle
Transformations gothiques
Transformations gothiques
XVe siècle (≈ 1550)
Asymétrie nef, baie flamboyante, façade ouest.
XVIe siècle
Ajout porche ouest
Ajout porche ouest
XVIe siècle (≈ 1650)
Aujourd’hui disparu, vitrail classé.
XIXe siècle
Transept et clocher
Transept et clocher
XIXe siècle (≈ 1865)
Chapelles latérales, nouveau clocher ouest.
1990
Classement MH
Classement MH
1990 (≈ 1990)
Chapelle Saint-Gilles protégée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne chapelle Saint-Gilles, actuellement sacristie (cad. ZD 28) : classement par arrêté du 13 août 1990
Personnages clés
| Jehan de Brays - Seigneur de Moigné |
Commanditaire chapelle Saint-Gilles en 1434. |
Origine et histoire
L’église Saint-Melaine de Moigné, située dans le bourg de Moigné (intégré au Rheu depuis 1965), remplace un lieu de culte gallo-romain. Ses origines remontent au XIe ou XIIe siècle, comme en témoignent l’abside et le mur nord de la nef, seuls vestiges romans conservés. L’édifice subit une transformation majeure au XVe siècle : le mur sud de la nef est déplacé, créant une asymétrie toujours visible, tandis qu’une baie flamboyante est percée dans le chœur. La façade ouest est également remaniée à cette époque.
En 1434, Jehan de Brays, seigneur de Moigné, finance la construction de la chapelle Saint-Gilles, accolée au nord du chœur. Cette chapelle, classée Monument Historique en 1990, abrite un vitrail du XVIe siècle et des sablières remarquables. Des sondages ont révélé des peintures murales du XVIe siècle, dont une croix de consécration et des scènes figuratives, partiellement conservées.
Au XVIe siècle, un porche ouest (aujourd’hui disparu) est ajouté. Le XIXe siècle voit l’ajout d’un transept formé de deux chapelles latérales (Saint-Nicolas au sud et de la Vierge au nord), ainsi que la suppression de l’arc diaphragme et du clocher de croisée, remplacé par un nouveau clocher à l’ouest. L’abside romane, en hémicycle, reste un élément caractéristique avec ses trois meurtrières et ses contreforts extérieurs.
L’église, de plan en croix latine, illustre ainsi une superposition de styles architecturaux, reflétant son évolution sur près de neuf siècles. La chapelle Saint-Gilles, utilisée comme sacristie, et le mobilier protégé (dont le vitrail classé) témoignent de son riche patrimoine. Son classement partiel en 1990 souligne son importance historique et artistique dans le paysage religieux breton.
La localisation de l’édifice, le long de la route départementale D21, et son intégration dans le bourg de Moigné en font un repère central de cette ancienne commune, aujourd’hui rattachée au Rheu. Les transformations successives, des périodes romane à néo-gothique, en font un exemple représentatif de l’adaptation des églises rurales aux besoins liturgiques et esthétiques des époques.
Les peintures murales découvertes, bien que fragmentaires, offrent un aperçu rare de la décoration intérieure des églises bretonnes au XVIe siècle. Leur présence, associée aux éléments architecturaux conservés, permet d’étudier les pratiques artistiques et religieuses de la région pendant la Renaissance.