Frise chronologique
IXe-Xe siècle
Origines présumées
Origines présumées
IXe-Xe siècle (≈ 1050)
Première église probable dans le bourg.
1631
Première mention écrite
Première mention écrite
1631 (≈ 1631)
Église signalée avec retable en 1658.
1694-1696
Reconstruction totale
Reconstruction totale
1694-1696 (≈ 1695)
Édifice actuel bâti par Mathurin de Farcy.
1850-1861
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1850-1861 (≈ 1856)
Flèche ajoutée par Léon Henry.
1942
Démolition partielle
Démolition partielle
1942 (≈ 1942)
Ne subsistent que chœur, tour et sacristie.
1946-1948
Reconstruction moderne
Reconstruction moderne
1946-1948 (≈ 1947)
Travaux dirigés par André et Vessier.
2019
Restauration du monument aux morts
Restauration du monument aux morts
2019 (≈ 2019)
Monument de 1924 remanié.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Mathurin de Farcy - Recteur et bienfaiteur |
Finance et supervise la reconstruction (1696). |
| Toussaint Cormier - Recteur au XVIIe siècle |
Commande le retable central en 1658. |
| Léon Henry - Entrepreneur local |
Ajoute la flèche du clocher (1861). |
| Tassin - Architecte pontivyen |
Plans de reconstruction (1941). |
| Gouzien - Sculpteur morbihannais |
Auteur du monument aux morts (1924). |
Origine et histoire
L'église Saint-Méliau trouve ses origines entre le IXe et le Xe siècle, bien que les premières traces documentées remontent à 1631, date à laquelle un édifice est mentionné dans le bourg de Pluméliau. Cet édifice abritait déjà un retable construit en 1658 sous l'impulsion du recteur Toussaint Cormier, toujours présent aujourd'hui. L'église, devenue vétuste, fut entièrement reconstruite entre 1694 et 1696 sous la direction du recteur Mathurin de Farcy, qui financa partiellement les travaux (3 000 livres). L'édifice adopta alors une forme de croix latine, avec une nef dépourvue de piliers et un mobilier riche, incluant des retables dédiés à saint Méliau et saint Jean-Baptiste, ainsi que des peintures sur lambris représentant des saints locaux.
Au XIXe siècle, le clocher fut restauré vers 1850, puis surmonté d'une flèche en 1861 par l'entrepreneur Léon Henry. Au début du XXe siècle, l'église, jugée en mauvais état, fit l'objet d'un projet de reconstruction. Démolie en 1942 à l'exception du chœur, de la tour et de la sacristie, elle fut reconstruite entre 1946 et 1948 par les entrepreneurs Louis André et Pierre Vessier, selon les plans de l'architecte Tassin. Ce chantier permit de conserver des éléments historiques, comme le retable du XVIIe siècle, tout en modernisant la structure.
L'église abrite aujourd'hui 19 statues, datant du XVIe au XIXe siècle, en bois, plâtre ou calcaire. Parmi elles, un Ecce Homo du XVIe siècle, saint Adrien (XVe siècle), ou encore deux représentations de saint Méliau, patron de l'édifice. Le parvis accueille un monument aux morts de 1924, œuvre du sculpteur Gouzien, commémorant les soldats des deux guerres mondiales. Restauré en 2019, ce monument en granite symbolise la victoire par une figure ailée soutenant un poilu.
La statuaire se répartit entre la nef (sainte Claire, saint François, Jeanne d'Arc en plâtre), les transepts (Notre-Dame de Lourdes, Sacré-Cœur) et le chœur, où dominent les figures en calcaire du retable central (saint Pierre, saint Paul, sainte Marguerite). L'église illustre ainsi l'évolution architecturale et artistique d'un lieu de culte breton, marqué par des reconstructions successives et un patrimoine mobilier préservé.