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Église Saint-Memmie de Baconnes dans la Marne

Patrimoine classé Clocher en bâtière Eglise romane et gothique

Église Saint-Memmie de Baconnes

    11 Rue de l'Église
    51400 Baconnes
Propriété de la commune
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Église Saint-Memmie de Baconnes
Crédit photo : Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1568
Fonte de la cloche
20 décembre 1920
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 20 décembre 1920

Personnages clés

Memmie de Châlons - Saint patron Dédicataire de l’église, évêque légendaire.
Thomas Martin - Curé de Baconnes (1568) Mentionné sur la cloche comme maître.
Rémi Charpentie - Donateur ou notable local Nom gravé sur la cloche.
Domance Francoise Catherine Raulet - Donatrice présumée Nom inscrit sur la cloche.

Origine et histoire

L’église Saint-Memmie de Baconnes, située dans le département de la Marne en région Grand Est, est dédiée à Memmie de Châlons, saint patron local. Classée monument historique en 1920, elle présente une structure massive, construite en carreaux de craie et pierre. Son architecture mêle des éléments romans archaïques (XIIe siècle) et des ajouts postérieurs, comme les chapelles voûtées d’ogives. La nef, dépourvue de bas-côtés, se caractérise par sa simplicité, tandis que le chœur en cul-de-four et l’abside réduite révèlent une influence romane marquée, avec des fenêtres en plein cintre et des chapiteaux sculptés.

Le transept repose sur quatre massifs de colonnettes aux chapiteaux soignés, supportant une croisée atypique. Les bras du transept, transformés en chapelles exiguës, sont éclairés par un oculus et une fenêtre romane. La tour-clocher, large et écrasée, abrite une cloche de 400 kg datant de 1568, gravée des noms de maître Thomas Martin (curé), Rémi Charpentie, Domance Francoise Catherine Raulet, et Katrine, probablement une donatrice ou une baptisée. Ces inscriptions témoignent de l’ancrage communal de l’édifice, entre culte et vie villageoise.

Le portail occidental, sobre, se limite à une porte en plein cintre surmontée d’un oculus, reflétant l’austérité de l’ensemble. Les baies de la tour, inégalement réparties (géminées au nord, simples ailleurs), soulignent l’hétérogénéité des campagnes de construction. L’édifice, propriété de la commune, incarne ainsi huit siècles d’histoire religieuse et architecturale, entre tradition romane et adaptations locales.

Liens externes