Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Chœur roman et transept primitif édifiés.
1568
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1568 (≈ 1568)
Cloche de 400 kg gravée de noms locaux.
20 décembre 1920
Classement monument historique
Classement monument historique
20 décembre 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 20 décembre 1920
Personnages clés
| Memmie de Châlons - Saint patron |
Dédicataire de l’église, évêque légendaire. |
| Thomas Martin - Curé de Baconnes (1568) |
Mentionné sur la cloche comme maître. |
| Rémi Charpentie - Donateur ou notable local |
Nom gravé sur la cloche. |
| Domance Francoise Catherine Raulet - Donatrice présumée |
Nom inscrit sur la cloche. |
Origine et histoire
L’église Saint-Memmie de Baconnes, située dans le département de la Marne en région Grand Est, est dédiée à Memmie de Châlons, saint patron local. Classée monument historique en 1920, elle présente une structure massive, construite en carreaux de craie et pierre. Son architecture mêle des éléments romans archaïques (XIIe siècle) et des ajouts postérieurs, comme les chapelles voûtées d’ogives. La nef, dépourvue de bas-côtés, se caractérise par sa simplicité, tandis que le chœur en cul-de-four et l’abside réduite révèlent une influence romane marquée, avec des fenêtres en plein cintre et des chapiteaux sculptés.
Le transept repose sur quatre massifs de colonnettes aux chapiteaux soignés, supportant une croisée atypique. Les bras du transept, transformés en chapelles exiguës, sont éclairés par un oculus et une fenêtre romane. La tour-clocher, large et écrasée, abrite une cloche de 400 kg datant de 1568, gravée des noms de maître Thomas Martin (curé), Rémi Charpentie, Domance Francoise Catherine Raulet, et Katrine, probablement une donatrice ou une baptisée. Ces inscriptions témoignent de l’ancrage communal de l’édifice, entre culte et vie villageoise.
Le portail occidental, sobre, se limite à une porte en plein cintre surmontée d’un oculus, reflétant l’austérité de l’ensemble. Les baies de la tour, inégalement réparties (géminées au nord, simples ailleurs), soulignent l’hétérogénéité des campagnes de construction. L’édifice, propriété de la commune, incarne ainsi huit siècles d’histoire religieuse et architecturale, entre tradition romane et adaptations locales.