Église Saint-Michel d'Aiguilhe en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Michel d'Aiguilhe

  • 6-8 Résidence la Viau de Cani
  • 43000 Aiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
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Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Église Saint-Michel dAiguilhe
Crédit photo : Daniel Giffard - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1800
1900
2000
Xe siècle
Fondation de la chapelle
XIe siècle
Transformation en abbaye
XIIe siècle
Construction de la chapelle
1840
Inscription monument historique
2014
Monument préféré des Français
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Michel : classement par liste de 1840

Personnages clés

Godescalc Évêque associé à la fondation de la chapelle au Xe siècle.
Truanus Chanoine associé à la fondation de la chapelle au Xe siècle.
Prosper Mérimée A montré de l'intérêt pour les peintures murales au XIXe siècle.
Anatole Dauvergne A réalisé des relevés et dessins de l'église.
Aymon Mallay Architecte diocésain ayant mené des interventions sur l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Michel

L’église Saint-Michel d’Aiguilhe, située sur la commune voisine du Puy-en-Velay en Haute-Loire, est un édifice roman perché au sommet du rocher d’Aiguilhe, un neck volcanique haut de 82 mètres accessible par un escalier de 268 marches. Selon une chronique locale, un chanoine fit vœu à saint Michel pendant la peste et la chapelle fondée au Xe siècle aurait ainsi été édifiée ; les sources évoquent les noms de l’évêque Godescalc et du chanoine Truanus et donnent parfois les années 961 ou 969 pour la fondation. Transformée en abbaye au XIe siècle, la construction a connu au moins deux importantes campagnes d’agrandissement : une extension médiévale avec clocher et porte, puis un réaménagement pour réunir l’église en un seul vaisseau après l’adjonction des bâtiments du desservant. Les différentes phases sont encore visibles par la variation des teintes de pierre — grise, rose et jaune — et par la juxtaposition d’éléments préromans et romans ; la façade orientale présente un style d’inspiration byzantine et l’intérieur conserve des chapiteaux sculptés.
Le rocher et la chapelle sont entourés de traditions et de récits locaux, dont la légende du saut de la pucelle ; dès sa fondation, l’édifice dépend du chapitre de la cathédrale du Puy, qui reste seigneur d’Aiguilhe jusqu’à la Révolution, et l’ascension du sanctuaire a attiré des pèlerins célèbres. Trois oratoires jalonnaient l’escalier d’accès, dédiés aux archanges Raphaël et Gabriel et à saint Guinefort, dont il ne subsiste que des vestiges constatés en 1809. Des épisodes de l’histoire ont marqué le monument, notamment la foudre qui frappa le clocher et la destruction d’une statue de saint Michel par les protestants, ainsi que l’abandon momentané à la Révolution.
L’intérêt pour les peintures murales au XIXe siècle, porté par Prosper Mérimée, puis les relevés et dessins d’Anatole Dauvergne et les interventions de l’architecte diocésain Aymon Mallay, ont suscité des campagnes de restauration et conduit à l’inscription au titre des monuments historiques en 1840. Les restaurations du XXe siècle sont moins bien documentées, mais en 1955 des travaux sous l’autel majeur ont livré un trésor reliquaire — un Christ polychrome en olivier, une croix pectorale, un coffret en ivoire et des tissus — placé lors de la consécration de l’autel et aujourd’hui présenté dans le chœur ; des restaurations des peintures ont été menées en 2003 et 2004 et des travaux réguliers de consolidation du rocher ont été entrepris, les derniers datant de 2017. L’église a été élue quatrième monument préféré des Français en 2014 et reste classée parmi les monuments historiques depuis la première liste de 1840.
L’architecture témoigne d’une double genèse : un oratoire préroman à plan centré carré, couvert d’une coupole et flanqué de trois absidioles voûtées, constitue l’état primitif et porte des peintures préromanes rares, tandis que la chapelle de pèlerinage construite à la fin du XIIe siècle s’adapte à la plateforme en développant une nef remplaçant l’abside ouest, une galerie voûtée d’arêtes, une avant-tribune et une tribune ouvrant sur le parvis et la façade sculptée orientée au sud-est. La polychromie en mosaïque de pierre, les bas-reliefs du fronton, les soixante-douze ou trente-deux chapiteaux selon les relevés et les peintures qui recouvraient l’intérieur composent un programme décoratif aujourd’hui partiellement lacunaire.
Les chapiteaux, hétérogènes dans leur facture, conservent des traces de polychromie et certains paraissent inachevés ; trois campagnes picturales ont été identifiées, avec un décor roman dans le chœur et la chapelle primitive, un deuxième décor dans l’avant-tribune et la tribune, et un cycle consacré aux rois mages sur la voûte de la nef, complété plus tard par des motifs de la galerie d’époque gothique. Le portail associe colonnes aux chapiteaux de feuilles d’acanthe et motifs anthropomorphes ou zoomorphes, un linteau orné de deux sirènes affrontées (restituées au XIXe siècle), un tympan bordé de rinceaux et une archivolte trilobée où figurent scènes sculptées telles que l’agneau pascal et des vieillards évoquant l’Apocalypse ; au-dessus, une mosaïque de pierres polychromes présente le Christ entouré de figures saintes. L’interprétation complète du programme iconographique demeure partielle en raison des pertes et des lacunes des décors.
Aujourd’hui, le site est intégré à l’offre touristique du Puy, accueille depuis 2017 un spectacle d’illuminations nocturnes intitulé « Puy de Lumières » et son exploitation est confiée à une société d’économie mixte ; au pied du rocher, la chapelle Saint-Clair, édifice roman du XIIe siècle à plan centré octogonal, rappelle l’existence d’un ancien hôpital fondé pour les pèlerins.

Liens externes