Église Saint-Michel de Champagne-Mouton en Charente
Patrimoine classéPatrimoine religieuxEglise romane et gothique
Église Saint-Michel de Champagne-Mouton
1 Rue de la Vilatte
16350 Champagne-Mouton
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Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du prieuré et du portail roman, parties les plus anciennes de l'église.
1510
Ajout d'une chapelle
Ajout d'une chapelle 1510 (≈ 1510)
Construction d'une chapelle latérale par Alexandre de Farthays.
XIXe siècle
Restauration et modifications
Restauration et modifications XIXe siècle (≈ 1865)
Restauration majeure, construction du clocher et déplacement du portail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail, provenant de la chapelle du château : inscription par arrêté du 29 novembre 1948
Personnages clés
Alexandre de Farthays
Gentilhomme écossais ayant financé la chapelle latérale en 1510.
Pierre Roy
Entrepreneur responsable de la construction du clocher en 1864.
Jean Roy de Chabanais
Architecte ayant dirigé des travaux de restauration en 1891.
Origine et histoire de l'Église Saint-Michel
Le portail de l’église provient de la chapelle du château du XIIe siècle ; remanié à la fin du XIXe siècle, il a été déplacé lors de la construction du nouveau clocher. Il présente une archivolte à deux voussures et un cordon à pointes de diamant dessinant un arc aigu encadrant un tympan au linteau échancré ; les voussures sont portées par des colonnes à chapiteaux sculptés et le tympan montre l’Agneau porteur de la croix dans une gloire tenue par deux anges. Le prieuré Saint-Michel de Champagne-Mouton relevait du diocèse de Poitiers jusqu’à la Révolution et ses parties les plus anciennes datent du XIIe siècle. Il aurait été rattaché autrefois à l’abbaye Saint-Michel de la Cluse (Savoie) avant de revenir au monastère de Bussière-Badil (Limousin). Le prieur était dispensé de résidence et pouvait ne pas être prêtre ; l’église servait à la fois de lieu de culte paroissial et de prieuré. L’édifice primitif avait un plan en croix latine ; selon M. Du Vignaud, le clocher d’origine, de plan octogonal, se trouvait à la croisée du transept. Les bras du transept et les murs orientaux ouvraient sur deux absidioles. Le mur nord de la nef pourrait aussi remonter au XIIe siècle, mais trois contreforts ont été remontés au XIXe siècle. La légende locale attribue à la Guerre de Cent Ans un bombardement anglais ayant détruit une grande partie de l’édifice ; le mur sud de la nef semble en effet avoir été reconstruit au XVe siècle en même temps que la voûte de la nef, qui porte l’écusson des de La Chambre, seigneurs de Champagne-Mouton après 1428. En 1510, une chapelle latérale fut érigée contre le mur sud de la nef par Alexandre de Farthays, gentilhomme écossais. Les Guerres de Religion ont occasionné de graves dommages dont la nature exacte n’est pas précisée et le clocher primitif fut détruit à une date inconnue, antérieure à 1591. La paroisse Saint-Martin fut annexée à Saint-Michel entre 1610 et 1622 ; l’église était dans un très mauvais état au XVIIIe siècle. Entre 1822 et 1829 l’abside et le transept, alors à l’abandon, reçurent une charpente et un toit ; la sacristie fut construite en 1838 et la chapelle latérale de la nef restaurée en 1862. En 1859, l’architecte Lemaire de Confolens proposa la construction d’un clocher en saillie sur la façade ; Abadie, membre du Conseil départemental des bâtiments civils, préféra une tour sur la croisée du transept, solution jugée trop coûteuse. Le clocher fut finalement bâti à partir de 1864 au-dessus de la première travée de la nef, en légère saillie par rapport à la façade, ce qui entraîna le déplacement du portail et la disparition de certaines sculptures décrites par l’abbé Michon ; plusieurs pierres sculptées furent remplacées et l’entrepreneur fut Pierre Roy de Champagne-Mouton. En 1864 on perça deux fenêtres dans le mur nord de la nef ; en 1874 quatre contreforts furent remontés, trois contre le mur nord et un à l’entrée de la cour du presbytère. En 1891 des travaux dirigés par l’architecte Jean Roy de Chabanais et l’entrepreneur Jean Meunier de Chasseneuil comprirent la construction d’une voûte d’arêtes sur la croisée du transept, la réalisation d’une voûte en berceau sur le transept et l’abside en briques de Roumazières, la mise en place d’arcs doubleaux avec des pierres des carrières de Grosbot et la réfection des plafonds du transept.