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Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Parties les plus anciennes et portail roman.
1428
Reconstruction post-Guerre de Cent Ans
Reconstruction post-Guerre de Cent Ans
1428 (≈ 1428)
Mur sud et voûte refaits par les seigneurs de La Chambre.
1510
Ajout d’une chapelle latérale
Ajout d’une chapelle latérale
1510 (≈ 1510)
Financée par Alexandre de Farthays, gentilhomme écossais.
avant 1591
Destruction du clocher
Destruction du clocher
avant 1591 (≈ 1591)
Date exacte inconnue, liée aux Guerres de Religion.
1822-1829
Restauration de l’abside et du transept
Restauration de l’abside et du transept
1822-1829 (≈ 1826)
Ajout d’une charpente et d’un toit.
1864
Construction du nouveau clocher
Construction du nouveau clocher
1864 (≈ 1864)
Déplacement du portail et perte de sculptures.
1891
Rénovation des voûtes et du transept
Rénovation des voûtes et du transept
1891 (≈ 1891)
Voûtes en brique et arcs doubleaux ajoutés.
29 novembre 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
29 novembre 1948 (≈ 1948)
Protection du portail roman.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail, provenant de la chapelle du château : inscription par arrêté du 29 novembre 1948
Personnages clés
| Alexandre de Farthays - Gentilhomme écossais |
Finança la chapelle latérale en 1510. |
| Seigneurs de La Chambre - Propriétaires locaux (après 1428) |
Reconstruction du mur sud et voûte. |
| Abbé Michon - Historien local |
Décrivit les sculptures perdues du portail. |
| Pierre Roy - Entrepreneur (XIXe siècle) |
Construisit le clocher en 1864. |
| Jean Roy de Chabanais - Architecte (XIXe siècle) |
Dirigea les travaux de 1891. |
Origine et histoire
L’église Saint-Michel de Champagne-Mouton, située dans le département de la Charente, remonte au XIIe siècle pour ses parties les plus anciennes. Son portail roman, provenant initialement de la chapelle du château voisin, fut déplacé et remanié au XIXe siècle. Ce portail présente une archivolte à deux voussures, un tympan orné d’un Agneau porteur de la croix entouré d’anges, et des chapiteaux sculptés. Le prieuré, dépendant autrefois de l’abbaye Saint-Michel de la Cluse en Savoie, fut ensuite rattaché au monastère de Bussière-Badil en Limousin. L’église, commune à la paroisse et au prieuré, adopta une forme de croix latine, avec un clocher octogonal à la croisée du transept.
Au XVe siècle, le mur sud de la nef et la voûte furent reconstruits après des dommages attribués à la Guerre de Cent Ans, comme en témoigne l’écusson des seigneurs de La Chambre (après 1428). Une chapelle latérale fut ajoutée en 1510 par Alexandre de Farthays, un gentilhomme écossais. Les Guerres de Religion causèrent également des dégâts, et le clocher fut détruit avant 1591. Au XVIIe siècle, la paroisse Saint-Martin fut annexée à Saint-Michel. L’édifice, en mauvais état au XVIIIe siècle, bénéficia de restaurations majeures aux XIXe siècle : construction d’un nouveau clocher (1864), déplacement du portail, réfection des voûtes (1891), et ajout de contreforts.
Les travaux du XIXe siècle, menés par les architectes Lemaire de Confolens et Jean Roy de Chabanais, inclurent la construction d’une sacristie (1838), la restauration de la chapelle latérale (1862), et l’ajout de fenêtres dans le mur nord (1864). Le portail, déplacé pour ériger le clocher, perdit une partie de ses sculptures originales, décrites par l’abbé Michon. Les pierres de remplacement et les modifications architecturales (voûtes en brique, arcs doubleaux) reflètent les interventions de cette période. L’église, classée Monument Historique pour son portail en 1948, conserve des traces de son passé médiéval et de ses transformations modernes.