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Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise gothique

Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière

    La Bourgade 
    06450 Roquebillière
Propriété de la commune
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière
Crédit photo : G CHP - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
568
Première mention d'une église
1115-1151
Don aux Hospitaliers
1141
Première citation de l'église actuelle
1486-1533
Reconstruction gothique
1659-1666
Réparation du clocher
1865-1868
Campagne de restauration
1994
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. G 82) : classement par arrêté du 22 novembre 1994

Personnages clés

Pierre Ier - Évêque de Nice (1115-1151) Donata l’église aux Hospitaliers.
Monet Rogieri - Prieur des Hospitaliers Supervisa la reconstruction (1486-1533).

Origine et histoire

L'église Saint-Michel-de-Gast de Roquebillière, située dans les Alpes-Maritimes, est un édifice catholique dont la première mention remonte à 1141, bien qu’une église antérieure soit citée dès 568. Le village originel, détruit par un éboulement en 1564, abritait cette église, reconstruite entre 1486 et 1533 sous la supervision du prieur Monet Rogieri. Son style gothique, rare dans la région dominée par les églises romanes ou baroques, en fait un monument remarquable. La date de 1533, gravée sur une clef de voûte, marque l’achèvement des travaux.

L’édifice fut donné aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem par l’évêque de Nice Pierre Ier entre 1115 et 1151. Ces derniers le conservèrent jusqu’en 1779-1780. Une enquête de 1438 signalait déjà son état de délabrement, mais la reconstruction ne débuta qu’à la fin du XVe siècle. Le clocher, endommagé, fut réparé entre 1659 et 1666. Au XIXe siècle, une campagne de restauration (1865-1868) y ajouta une horloge offerte par Napoléon III en 1909, jugée disproportionnée.

Classée monument historique en 1994, l’église porte des croix de Malte sculptées, témoignages de son lien avec les Hospitaliers. Son histoire est aussi marquée par les éboulements successifs du village, notamment celui de 1926, qui déplaça définitivement le bourg en rive droite de la Vésubie. Aujourd’hui, elle reste un symbole du patrimoine religieux et architectural de la Haute-Vésubie, mêlant influences médiévales et restaurations modernes.

Liens externes