Première mention d'une église 568 (≈ 568)
Une première église est citée à cet emplacement.
1141
Mention dans les archives
Mention dans les archives 1141 (≈ 1141)
L'église est citée dans des mentions anciennes.
1147
Mention dans le cartulaire
Mention dans le cartulaire 1147 (≈ 1147)
L'église est citée dans le cartulaire de la cathédrale de Nice.
1438
Église menaçant ruine
Église menaçant ruine 1438 (≈ 1438)
Une enquête décrit l'église comme menaçant ruine.
1486-1533
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1486-1533 (≈ 1510)
Reconstruction de l'église sous la direction du prieur Monet Rogieri.
1533
Fin de la construction
Fin de la construction 1533 (≈ 1533)
Achèvement de la construction de l'église, date inscrite sur une clé de voûte.
1564
Éboulement du village
Éboulement du village 1564 (≈ 1564)
Un éboulement touche l'ancien village de Roquebillière.
1659-1666
Réparations du clocher
Réparations du clocher 1659-1666 (≈ 1663)
Le clocher fait l'objet de réparations.
1865-1868
Restauration de l'église
Restauration de l'église 1865-1868 (≈ 1867)
Campagne de restauration de l'édifice.
1926
Éboulement du village
Éboulement du village 1926 (≈ 1926)
Un éboulement entraîne le déplacement du village sur la rive droite.
1994
Classement historique
Classement historique 1994 (≈ 1994)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. G 82) : classement par arrêté du 22 novembre 1994
Personnages clés
Pierre Ier
Évêque de Nice qui donna l'église aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Monet Rogieri
Prieur ayant supervisé la reconstruction de l'église entre 1486 et 1533.
Napoléon III
A fait don d'une horloge à l'église.
Origine et histoire de l'Église Saint-Michel-de-Gast
L'église Saint-Michel-de-Gast, anciennement dite église des Templiers, est une église catholique située à Roquebillière, dans le département des Alpes-Maritimes. Des mentions anciennes la citent en 1141 et en 1147, cette dernière date figurant dans le cartulaire de la cathédrale de Nice. Elle se trouve dans l'ancien village, plus tard touché par un éboulement en 1564 ; un autre éboulement en 1926 entraîna le déplacement du village sur la rive droite. L'édifice aurait été implanté à l'emplacement d'une première église citée en 568. L'église fut donnée aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem par l'évêque de Nice Pierre Ier (1115-1151) ; l'ordre, présent à Nice dès 1135, conserva la cure jusqu'en 1779-1780. Une enquête du 2 février 1438 décrit l'église comme menaçant ruine ; un premier projet de reconstruction supervisé par l'évêque ne fut pas réalisé. La reconstruction fut ensuite menée sous la direction du prieur Monet Rogieri entre 1486 et 1533. L'édifice, de style gothique, est rare dans le comté de Nice où dominent les églises romanes ou baroques ; sa construction s'étend de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle et s'achève en 1533, date inscrite sur une clé de voûte. Le clocher fit l'objet de réparations entre 1659 et 1666. Une importante campagne de restauration eut lieu entre 1865 et 1868 ; le texte signale également un don de l'horloge par Napoléon III et la présence d'une horloge dite disproportionnée mentionnée en 1909. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1994.