Frise chronologique
922
Première mention de la villa
Première mention de la villa
922 (≈ 922)
Guzargues citée dans un texte.
990
Rattachement à Maguelone
Rattachement à Maguelone
990 (≈ 990)
Don ou restitution à l’église.
1111
Première mention de la paroisse
Première mention de la paroisse
1111 (≈ 1111)
Paroisse Saint-Michel attestée.
1153
Confirmation des privilèges
Confirmation des privilèges
1153 (≈ 1153)
Mention dans les actes épiscopaux.
1248
Cession à la prieuré
Cession à la prieuré
1248 (≈ 1248)
Droits transférés sous réserve.
milieu XIIe siècle
Construction de l’église romane
Construction de l’église romane
milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du chevet et nef.
XVIe siècle
Statut paroissial
Statut paroissial
XVIe siècle (≈ 1650)
Paroisse, prieuré et dîmerie.
11 octobre 1971
Inscription MH
Inscription MH
11 octobre 1971 (≈ 1971)
Protection au titre monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AM 25) : inscription par arrêté du 11 octobre 1971
Personnages clés
| Évêque de Maguelone - Propriétaire initial |
Détint les droits jusqu’en 1248. |
| Prieur de Guzargues - Bénéficiaire de la cession |
Reçut les droits en 1248. |
Origine et histoire
L’église Saint-Michel de Guzargues, située dans l’Hérault en région Occitanie, est un édifice roman dont la construction remonte au milieu du XIIe siècle. Mentionnée pour la première fois en 1111, elle fut édifiée en pierre de taille, avec un chevet orné de colonnettes sculptées et un tympan représentant saint Michel pesant les âmes. Ce tympan, bien que partiellement abîmé, est entouré d’un décor de rinceaux fleuris et surmonté d’une archivolte ornée, témoignant de l’art roman languedocien.
À l’intérieur, le chœur conserve une structure romane, mais il fut entièrement redécoré de stucs au XVIIIe siècle. La nef, voûtée en berceau, et la travée de chœur présentent des arcs en plein cintre et des chapiteaux ornés de feuilles d’acanthe ou de motifs floraux. L’arc triomphal, supporté par des colonnes massives, et les gypseries du sanctuaire illustrent les transformations baroques apportées à l’édifice médiéval.
L’église fut inscrite aux monuments historiques le 11 octobre 1971. Son histoire est liée à l’évêché de Maguelone, qui en détint les droits dès le Xe siècle. En 1248, l’évêque céda la paroisse au prieur local, sous réserve d’un loyer annuel. Le bâtiment, dépourvu de chapelles latérales, se distingue par son unité architecturale et ses éléments romans préservés, comme la fenêtre absidiale à double ébrasement ou les chapiteaux moulés de la nef.
Le portail méridional, bien que partiellement refait, conserve son tympan roman original, illustrant la pesée des âmes par saint Michel, un thème iconographique rare dans la région. Les corbeaux destinés à soutenir des arcs diagonaux, aujourd’hui absents, et les colonnettes à anneaux toriques rappellent les influences artistiques de Montpellier (opus monspeliensis). Les décors en gypserie du XVIIIe siècle, ajoutés au-dessus de la corniche romane, reflètent l’évolution des goûts liturgiques.
La villa de Guzargues, mentionnée dès 922, fut rattachée à l’église de Maguelone en 990, puis confirmée dans les privilèges épiscopaux de 1153. Au XVIe siècle, le site était à la fois paroisse, prieuré et dîmerie, dépendant de l’archiprêtré d’Assas. L’absence de chapelles latérales et la nef unique, divisée en trois travées, soulignent la simplicité du plan initial, typique des petites églises rurales romanes du Languedoc.