Frise chronologique
fin XIIe siècle
Donation à l'abbaye de Montfort
Donation à l'abbaye de Montfort
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Fondation du prieuré par l'archevêque de Dol
début XVIe siècle
Construction du porche ouest
Construction du porche ouest
début XVIe siècle (≈ 1604)
Ouvert sur trois côtés, style unique
2e moitié XIXe siècle
Restaurations majeures
Restaurations majeures
2e moitié XIXe siècle (≈ 1865)
Modification nef, clocher, verrières
1er octobre 1913
Classement du calvaire
Classement du calvaire
1er octobre 1913 (≈ 1913)
Vestiges du socle protégés
3 octobre 2014
Inscription de l'église
Inscription de l'église
3 octobre 2014 (≈ 2014)
Protection totale du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. A 88) : inscription par arrêté du 3 octobre 2014
Personnages clés
| Archevêque de Dol - Donateur du XIIe siècle |
Cède la paroisse à Montfort |
| Famille des Boitravers - Seigneurs locaux |
Armoiries dans la chapelle nord |
| Pierre de Rohan - Maréchal de France |
Lien supposé avec le porche |
Origine et histoire
L’église Saint-Michel (initialement dédiée à Saint-Étienne) de La Nouaye, située en Ille-et-Vilaine, date principalement des XVe et XVIe siècles, avec d’importants remaniements au XIXe siècle. Elle appartenait à l’origine à un prieuré fondé par l’abbaye Saint-Jacques de Montfort, après sa donation par l’archevêque de Dol à la fin du XIIe siècle. La chapelle nord, dédiée à Saint-Hubert, porte les armes de la famille des Boitravers, seigneurs locaux. Son porche ouest, exceptionnel par son ouverture sur trois faces, daterait du début du XVIe siècle et aurait été modifié ultérieurement, avec des arcades latérales ajoutées en sous-œuvre.
Le porche, souvent associé à tort aux lépreux, présente des contreforts polygonaux similaires à ceux du château de Broualan, lié à la famille de Rohan. À l’intérieur, la nef unique, terminée par un chevet droit, conserve une voûte d’ogive en bois sur le transept nord. Au XIXe siècle, des modifications majeures incluent le déplacement de la verrière du chevet, la reprise du mur sud de la nef, et la reconstruction de la flèche du clocher. Le cimetière attenant abrite les vestiges d’un calvaire classé depuis 1913, tandis que l’église elle-même est inscrite aux Monuments Historiques depuis 2014.
L’édifice illustre l’architecture ogivale bretonne, marquée par des influences seigneuriales (famille de Rohan) et religieuses (prieuré de Montfort). Son intérêt patrimonial réside dans la rareté de son porche triplement ouvert, décoré avec soin, et dans son histoire liée aux transformations liturgiques et sociales, des guerres de Religion aux restaurations du XIXe siècle. La présence d’éléments médiévaux (arcs en bois, chapiteaux) côtoie des ajouts plus récents, reflétant une évolution continue.