Frise chronologique
XIIe siècle
Premières mentions du château
Premières mentions du château
XIIe siècle (≈ 1250)
Probable existence d’une première église.
1502 ou 1504
Fonte d’une cloche
Fonte d’une cloche
1502 ou 1504 (≈ 1504)
Date gravée sur l’une des cloches.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Clocher, portail, chapelle sud conservés.
Début XVIIe siècle
Travaux d’Antoine de Roquelaure
Travaux d’Antoine de Roquelaure
Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Modifications église et château voisin.
Milieu XIXe siècle
Agrandissement et exhaussement
Agrandissement et exhaussement
Milieu XIXe siècle (≈ 1950)
Nouveau chœur, fausses voûtes, sacristies.
1960
Classement du clocher
Classement du clocher
1960 (≈ 1960)
Protection au titre Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. D 42) : classement par arrêté du 26 juillet 1960
Personnages clés
| Antoine de Roquelaure - Seigneur local |
Commanditaire de travaux au XVIIe siècle. |
| Prêtre hollandais (années 1950) - Artisan mosaïste |
Auteur des décors du tympan. |
Origine et histoire
L’église paroissiale Saint-Michel de Lavardens, dédiée à l’archange, s’élève au sud-ouest du château du village. Son architecture mêle une nef unique à deux travées, un chevet plat, et deux chapelles latérales. La chapelle sud, seule voûtée d’ogives en pierre, contraste avec les fausses voûtes en plâtre de la nef et du chœur. Le portail gothique flamboyant, orné d’un saint Michel et d’une mosaïque récente sur le tympan, s’ouvre sous un clocher-porche à six niveaux. Ce dernier, en pierre de taille jusqu’au quatrième étage, arbore des baies géminées et une flèche polygonale légèrement vrillée, surmontée d’une croix en fonte. Les fonts baptismaux, nichés dans une alcôve mosaïquée, et un bénitier décoré complètent cet ensemble.
Les origines de l’église remontent probablement au XIIe siècle, époque où le château de Lavardens est attesté. Des tombes rupestres découvertes aux abords suggèrent une occupation religieuse antérieure. L’édifice actuel, reconstruit à la charnière des XVe et XVIe siècles, conserve des éléments de cette période : le clocher, le portail, la chapelle sud dédiée à la Vierge, et un vitrail du chœur aux armoiries non identifiées. Une cloche datée de 1502 ou 1504 témoigne de cette époque. Les sépultures exhumées, postérieures aux fondations, confirment cette datation médiévale.
Au XVIIe siècle, Antoine de Roquelaure entreprend des travaux sur l’église et son château voisin. L’exhaussement du clocher, peut-être réalisé alors, et la cuve des fonts baptismaux pourraient dater de cette période ou du XVIe siècle. Au XIXe siècle, des transformations majeures interviennent : agrandissement du chœur vers l’est, exhaussement de la nef, ajout de sacristies, et couverture de fausses voûtes. Le mobilier néogothique, dominant, intègre quelques éléments anciens dans les verrières. Dans les années 1950, un prêtre hollandais décore le tympan, les fonts baptismaux et le bénitier de mosaïques. Classé en 1960, le clocher a fait l’objet de restaurations au début des années 2000.