Construction initiale 1888-1891 (≈ 1890)
Chœur et nef achevés par Arthur Regnault.
1932
Décès d'Arthur Regnault
Décès d'Arthur Regnault 1932 (≈ 1932)
Architecte principal du projet.
1938
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher 1938 (≈ 1938)
Finalisé par Hyacinthe Perrin.
23 janvier 2014
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 23 janvier 2014 (≈ 2014)
Protection de l'édifice en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. BD 201) : inscription par arrêté du 23 janvier 2014
Personnages clés
Arthur Regnault - Architecte
Concepteur de l'église, style romano-byzantin.
Hyacinthe Perrin - Architecte
Acheva le clocher après 1932.
Gaston Jobbé-Duval - Peintre
Auteur du *Christ* en abside.
Odorico - Mosaïste
Réalisa les mosaïques du ciborium.
Origine et histoire
L’église Saint-Michel de Liffré, située dans le département d’Ille-et-Vilaine en Bretagne, est un édifice religieux de style romano-byzantin conçu par l’architecte Arthur Regnault. Sa construction s’échelonne entre 1888 et 1938, avec une première phase majeure achevée en 1891 pour le chœur et la nef, suivie de la finalisation du clocher en 1938 par Hyacinthe Perrin après la mort de Regnault en 1932. À son inauguration, seul le chœur était terminé, mettant en valeur un maître-autel en marbres belges, des sculptures des Douze Apôtres par la maison Lesage de Paris, et un ciborium orné de mosaïques signées Odorico. L’abside abritait une peinture monumentale représentant le Christ entre Marie et saint Michel, œuvre de Gaston Jobbé-Duval.
L’église s’inscrit dans une série de cinq édifices romano-byzantins à plan centré réalisés par Regnault, entre ceux de Corps-Nuds (précédent) et de Maxent (suivant). Son architecture combine une nef spacieuse structurée par quatre arcs brisés, un chevet arrondi, et une coupole à trompes, le tout dominé par un clocher carré surmonté d’une flèche pyramidale. Les vitraux du chœur arboraient les armes du pape Léon XIII et du cardinal Place, soulignant son ancrage dans le catholicisme de l’époque. L’ancienne église, datant partiellement du XVIe siècle, fut démolie pour laisser place à ce projet ambitieux, aujourd’hui protégé au titre des monuments historiques depuis 2014.
Parmi les éléments mobiliers remarquables, on note des autels en marbre polychrome et une chaire, reflétant le soin apporté à l’aménagement intérieur. La construction s’inscrit dans un contexte de renouveau architectural religieux en Bretagne, où les églises devenaient des symboles de prestige communal et de foi, intégrant des techniques et matériaux innovants pour l’époque. L’apport d’artisans parisiens (comme Lesage) ou frontaliers (marbreries belges) illustre aussi les réseaux artistiques et commerciaux de la fin du XIXe siècle.
L’église Saint-Michel incarne ainsi une synthèse entre tradition locale et influences extérieures, tout en marquant le paysage de Liffré par son volume central et son clocher emblématique. Son inscription récente aux monuments historiques reconnaît sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier, témoin de l’art sacré de la période.
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