Frise chronologique
1827
Projet initial
Projet initial
1827 (≈ 1827)
Première mention d'une nouvelle église par le conseil de Fabrique.
21 décembre 1833
Choix de l'emplacement
Choix de l'emplacement
21 décembre 1833 (≈ 1833)
Validation préfectorale du site de construction.
3 mai 1834
Devis et métrés
Devis et métrés
3 mai 1834 (≈ 1834)
Plans définitifs établis par Dalloz.
1838
Modification des clochers
Modification des clochers
1838 (≈ 1838)
Remplacement des frontons par des dômes.
1839
Réception des travaux
Réception des travaux
1839 (≈ 1839)
Achèvement officiel de l'église.
1877-1881
Restauration des coupoles
Restauration des coupoles
1877-1881 (≈ 1879)
Travaux dirigés par Auguste Comoy.
16 avril 2009
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
16 avril 2009 (≈ 2009)
Inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. BE 109) : inscription par arrêté du 16 avril 2009
Personnages clés
| Joseph-Marie Dalloz - Architecte |
Concepteur de l'église, inspiré par Morez. |
| Claude-François Besand - Architecte d'intérieur |
A dessiné stalles, retables et chaire. |
| François-Ignace Besand - Sculpteur-doreur |
Réalisa les boiseries et décors intérieurs. |
| Auguste Comoy - Architecte restaurateur |
Dirigea les réparations de 1877. |
Origine et histoire
L’église Saint-Michel de Morbier, construite au 2e quart du XIXe siècle, remplace un édifice médiéval jugé trop exigu et insalubre. Dès 1827, le conseil de Fabrique envisage un nouveau lieu de culte, mais c’est la modification du tracé de la route royale en 1832 qui accélère le projet en rendant la démolition de l’ancienne église inévitable. Le préfet valide l’emplacement définitif le 21 décembre 1833, et l’architecte Joseph-Marie Dalloz — inspiré par l’église de Morez et le modèle néo-classique de Saint-Philippe du Roule — rédige les plans en mai 1834. Les travaux débutent rapidement, avec une révision majeure en 1838 : les clochers, initialement prévus avec un fronton, sont finalement coiffés de dômes à lanternon, une signature architecturale encore visible aujourd’hui.
La réception des travaux intervient en 1839, marquant l’achèvement d’un édifice alliant néoclassicisme (voûtes en berceau, colonnade dorique) et fonctionnalité (déambulatoire à étage, bas-côtés en appentis). Les intérieurs, conçus par Claude-François Besand et réalisés par son père François-Ignace Besand (sculpteur-doreur), intègrent des stalles, retables et chaire à prêcher en harmonie avec l’architecture. En 1877, des réparations sont confiées à Auguste Comoy pour restaurer les coupoles des clochers, endommagées par le temps. L’église, inscrite aux Monuments Historiques en 2009, illustre ainsi l’évolution des besoins cultuels et des techniques constructives au XIXe siècle dans le Jura.
L’édifice se distingue par sa façade symétrique encadrée de deux clochers à dômes en écaille de métal, surmontés de lanternons. Le vaisseau central, plus élevé que les bas-côtés, est protégé par un essentage de tôle au sud, tandis que le chœur et le déambulatoire adoptent une croupe arrondie. À l’intérieur, les fausses voûtes à caissons ornées de motifs peints et les supports doriques soulignent l’influence néo-classique. L’horloge en fronton, centrée entre les clochers, rappelle l’importance civique de l’église, cœur de la vie communautaire à Morbier depuis près de deux siècles.