Frise chronologique
974
Première mention papale
Première mention papale
974 (≈ 974)
Confirmation de possession par Benoît VI.
982
Confirmation royale
Confirmation royale
982 (≈ 982)
Lothaire confirme l'appartenance à Sant Pere.
990
Nouvelle confirmation pontificale
Nouvelle confirmation pontificale
990 (≈ 990)
Jean XV valide la possession abbatiale.
XVIIe siècle (?)
Remplacement du clocher
Remplacement du clocher
XVIIe siècle (?) (≈ 1750)
Clocher à deux baies ajouté en façade.
1989
Classement monument historique
Classement monument historique
1989 (≈ 1989)
Protection officielle par l'État français.
2012
Obsèques de Marie-Louise Blangy
Obsèques de Marie-Louise Blangy
2012 (≈ 2012)
Inhumation dans le cimetière local.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Michel-de-Riunoguès (cad. 163B 130) : classement par arrêté du 14 février 1989
Personnages clés
| Pape Benoît VI - Souverain pontife |
Confirme la possession en 974. |
| Lothaire (roi des Francs) - Monarque |
Valide l'appartenance en 982. |
| Pape Jean XV - Souverain pontife |
Réaffirme la possession en 990. |
| Pierre Vidal - Historien local |
Décrit la fête de la Saint-Michel. |
| Marie-Louise Blangy - Historienne et figure locale |
Auteur d'études sur Riunoguès. |
Origine et histoire
L'église Saint-Michel de Riunoguès, mentionnée dès 974 dans un texte du pape Benoît VI, appartenait à l'abbaye Sant Pere de Rodes. Cette possession est confirmée en 982 par le roi Lothaire et en 990 par le pape Jean XV. Bien que sa date exacte de construction reste inconnue, elle pourrait remonter au Xe, voire au IXe siècle. Son architecture initiale, typique des églises préromanes rurales, comprenait une nef unique rectangulaire prolongée par un chevet plat trapézoïdal, avec une porte en arc outrepassé murée ultérieurement.
L'édifice a subi des modifications au fil des siècles, notamment la destruction de son clocher d'origine (remplacé peut-être au XVIIe siècle par un clocher à deux baies sur la façade ouest). La porte primitive, caractéristique de l'art préroman, fut condamnée, et une nouvelle entrée fut percée à l'ouest. L'église, toujours lieu de culte au XXIe siècle, abrite un retable dédié à saint Michel et des fonts baptismaux remarquables. Elle est classée monument historique depuis 1989.
La tradition locale, décrite par l'historien Pierre Vidal en 1899, associe l'église à la fête de la Saint-Michel (29 septembre). Cette célébration inclut la distribution de petits pains de seigle (bréna) aux étrangers, une coutume maintenue après qu'une grêle dévastatrice, interprétée comme un châtiment divin, ait frappé le village suite à une tentative d'abandon de cette pratique. L'église reste un symbole identitaire pour la communauté, comme en témoignent les obsèques de figures locales, telles Marie-Louise Blangy en 2012.
Les études historiques, comme celles de Marie-Louise Blangy ou André Bordaneil, soulignent son rôle dans la christianisation du Vallespir. Le mobilier liturgique (retables, banc seigneurial) et les archives ministérielles (base Mérimée) attestent de sa richesse patrimoniale. L'église illustre ainsi la transition entre les périodes préromane et romane en Catalogne française.