Achèvement de l'église 1027 (≈ 1027)
Construction initiale de l'édifice roman.
début XIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher début XIIe siècle (≈ 1204)
Ajout du clocher en pierre calcaire.
1663
Ajout d'une chapelle latérale
Ajout d'une chapelle latérale 1663 (≈ 1663)
Agrandissement après les guerres de Religion.
1746
Don du campanile
Don du campanile 1746 (≈ 1746)
Offert par les paroissiens et Colbert.
1776
Installation de l'horloge
Installation de l'horloge 1776 (≈ 1776)
Ajout sur le clocher existant.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Première liste des monuments protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise du Vieux-Canet : classement par liste de 1862
Personnages clés
Marquis de Colbert - Mécène
Finance le campanile en 1746.
Berger anonyme - Sculpteur
Auteur de la Vierge à l’Enfant.
Origine et histoire de l'Église Saint-Michel du Vieux-Canet
L’église Saint-Michel du Vieux-Canet est un édifice religieux du XIe siècle, situé au cœur du village médiéval du Cannet-des-Maures, dans le Var (Provence-Alpes-Côte d’Azur). Construite en pierre calcaire, elle est achevée en 1027 et dédiée à saint Michel. Son architecture romane se caractérise par une nef aveugle de 16 mètres de long, dépourvue de transept mais dotée de deux chapelles latérales. Le clocher, érigé au début du XIIe siècle, est surmonté d’un campanile en fer forgé offert en 1746 par les paroissiens et le marquis de Colbert. L’horloge, ajoutée en 1776, couronne l’ensemble. Une pierre de consécration ornée d’une croix pattée et de deux figures surmonte la porte d’entrée.
L’église subit des restaurations au XVIIe siècle, notamment après les guerres de Religion, avec l’ajout d’une chapelle latérale en 1663. Classée monument historique dès 1862, elle abrite une Vierge à l’Enfant en bois de figuier, sculptée par un berger, ainsi qu’un mobilier liturgique témoignant de son histoire. Dépendante de la paroisse Saint-Joseph du diocèse de Fréjus-Toulon, elle joue un rôle central dans la vie spirituelle et communautaire du village, perchée sur un piton rocheux dominant la plaine des Maures. Son mélange de styles — roman primitif et éléments baroques — reflète les évolutions architecturales et religieuses de la région.
Le site, propriété de la commune, s’inscrit dans un cadre médiéval préservé, avec des ruelles étroites et des maisons en pierre. Le campanile, œuvre de ferronnerie du XVIIIe siècle, illustre l’artisanat local et le mécénat des élites, comme la famille Colbert. L’église reste un symbole de la résilience religieuse après les conflits des XVIe–XVIIe siècles, tout en incarnant l’identité historique du pays des Maures, entre Provence et Méditerranée.