Origine et histoire de l'Église Saint-Michel
L'église Saint-Michel ou Notre-Dame-de-La-Salette, située à Avermes dans le département de l'Allier, trouve son origine dans un vœu formulé par l'évêque de Moulins pendant la guerre de 1870. Ce dernier promit d’ériger une nouvelle église si son diocèse était épargné par les troupes prussiennes. Les plans furent confiés au révérend père Desrosiers, et la première pierre fut posée en 1871. L’édifice, de style néo-gothique, fut inauguré en 1873, marquant ainsi la réalisation de ce vœu pieux.
En 1892, l’architecte Alfred Bertrand conçut un escalier monumental de 53 marches, reliant le pied de la colline à la façade de l’église. Une statue de Notre-Dame de La Salette fut installée à son extrémité, renforçant le caractère dévotionnel du site. La même décennie vit l’ajout de deux chapelles latérales par l’architecte Mitton en 1898, ainsi que l’érection d’une croix représentant Saint-Michel au sud-est de l’édifice.
L’église, incluant ses aménagements extérieurs (escalier, statue, calvaire, et clôtures), fut inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 2003. Elle illustre à la fois l’architecture religieuse du XIXe siècle et l’histoire locale liée aux conflits franco-prussiens, tout en restant un lieu de pèlerinage actif.
La propriété de l’édifice revient à une association diocésaine, soulignant son ancrage dans la vie spirituelle et communautaire de la région. Les sources disponibles, comme Monumentum et Wikipédia, confirment son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son histoire liée à la dévotion mariale et à la mémoire de la guerre de 1870.
L’adresse précise, 5112 Place Claude Wormser à Avermes, ainsi que son code Insee (03013), situent le monument dans le paysage urbain de cette commune de l’Allier. La localisation, notée comme « a priori satisfaisante » (niveau 7/10), permet d’identifier clairement le site parmi les monuments historiques du département.
Enfin, les architectes impliqués dans sa construction et ses aménagements — Desrosiers, Bertrand, et Mitton — ont laissé une empreinte durable sur ce lieu, mêlant fonction religieuse, commémoration historique, et intégration paysagère dans la vallée de l’Allier.