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Église Saint-Nicaise de Saint-Nic dans le Finistère

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise gothique

Église Saint-Nicaise de Saint-Nic

    3 Rue de l'Église
    29550 Saint-Nic
Propriété de la commune
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
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Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
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Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Église Saint-Nicaise de Saint-Nic
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Première mention toponymique
1410
Changement de nom
1550–1570
Construction de l’église
1561
Achèvement du porche sud
1566
Date gravée sur les arcades
1576
Construction du clocher
1614
Cadran solaire
1630 (vers)
Calvaire en kersanton
1894
Agrandissement du chœur
1906
Classement des vitraux
1926 et 1946
Classement de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, à l'exception du choeur (cad. AE 55) : inscription par arrêté du 28 octobre 1926 ; Choeur de l'église ; calvaire ; cimetière entourant l'église (cad. AE 55) : inscription par arrêté du 20 septembre 1946

Personnages clés

Saint Nicaise - Saint patron de l’église Remplace saint Nic, figure bretonne locale.
Julien Doré - Sculpteur présumé Auteur partiel du calvaire en kersanton.
Frères Prigent - Sculpteurs de la piétà Œuvre polychrome datée 1527–1577.
Roland Doré - Chef d’atelier Calvaire attribué à son atelier (vers 1630).
M PARLAT - Artisan ou commanditaire Inscription sur les arcades nord (1566).
HAMON - Artisan du clocher Signature gravée sur le clocher (1572).

Origine et histoire

L’église Saint-Nicaise de Saint-Nic, située dans le Finistère (Bretagne), est un édifice religieux catholique érigé entre les XVe et XVIe siècles. Dédiée à saint Nicaise, elle remplace probablement un culte local dédié à saint Nic, figure bretonne moins officielle. Son architecture gothique se caractérise par une nef asymétrique (trois travées au nord, quatre au sud), un transept marqué, et un chœur à lambris. Le porche sud, daté de 1561, arbore des niches dédiées aux apôtres, tandis que le clocher, achevé en 1576, culmine à 23 mètres. L’enclos paroissial abrite un calvaire en kersanton attribué en partie à Julien Doré, ainsi qu’un cadran solaire de 1614 orné des effigies de saints Côme et Damien.

Les vitraux de l’église, classés monuments historiques dès 1906, précèdent de loin la protection globale de l’édifice, intervenue en deux temps (1926 pour l’église hors chœur, 1946 pour le chœur, le calvaire et le cimetière). Une piétà polychrome en kersanton, sculptée par les frères Prigent entre 1527 et 1577, témoigne de l’artisanat local de la Renaissance. Le chœur fut agrandi en 1894, mais la structure conserve ses éléments originels, comme les arcades ogivales séparant la nef des bas-côtés, ou les inscriptions gravées (ex. : « M PARLAT FA 1566 » sur les arcades nord).

L’histoire toponymique de la paroisse reflète son évolution : mentionnée sous le nom Plebs Sent Nic au XIe siècle, elle devient Seinctnic au XIVe, puis Saint Vic en 1410, avant d’adopter définitivement Saint-Nic en 1599. Ce monument illustre la transition entre les traditions bretonnes et l’influence croissante de l’Église catholique romaine, notamment via le choix de son saint patron. Son enclos, typique de l’architecture religieuse bretonne, souligne son rôle central dans la vie communautaire, entre culte, mémoire (ossuaire intégré au porche) et art sacré.

La construction de l’église, entre 1550 et 1570, coïncide avec une période de prospérité relative en Bretagne, marquée par le développement des bourgs ruraux et l’affirmation des élites locales (noblesse, clergé, artisans). Les ateliers de sculpteurs, comme celui de Roland Doré (auteur présumé du calvaire vers 1630), bénéficiaient de commandes liées à la rénovation des édifices religieux post-Renaissance. Les vitraux anciens, partiellement conservés dans le transept, rappellent l’importance de l’iconographie dans la pédagogie religieuse de l’époque.

Classée monument historique, l’église Saint-Nicaise appartient aujourd’hui à la commune de Saint-Nic. Son état de conservation, jugé satisfaisant (note 7/10 pour la localisation), en fait un témoin majeur du patrimoine gothique finistérien. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum, base Mérimée) soulignent son double intérêt : architectural (mélange de styles, matériaux locaux comme le kersanton) et historique (transition entre culte breton et catholicisme romain).

Liens externes