Ajout du clocher-porche XIXe siècle (≈ 1865)
Remplacement du clocher détruit.
1935
Classement monument historique
Classement monument historique 1935 (≈ 1935)
Inscription par arrêté ministériel.
2008
Label site clunisien
Label site clunisien 2008 (≈ 2008)
Reconnaissance de son lien avec Cluny.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 12 juillet 1935
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument.
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de Droiturier, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice religieux d'origine romane, construit principalement au XIIe siècle. Elle se distingue par son architecture typique de l'époque, avec une nef à trois travées voûtées d'ogives, un transept doté d'absidioles, et une abside centrale semi-circulaire. L'église, placée sous le vocable de saint Nicolas et dédiée à la Sainte Croix, a été profondément remaniée au fil des siècles, notamment avec l'ajout d'un clocher-porche au XIXe siècle remplaçant l'ancien clocher détruit.
L'édifice conserve des éléments médiévaux notables, comme les chapiteaux historiés du mur d'entrée, inspirés de l'Apocalypse de saint Jean, ou les colonnes engagées d'époque romane. La nef, partiellement reconstruite au XVe siècle, présente des voûtes d'ogives marquées par la transition vers le gothique. Les chapelles latérales abritent des œuvres d'art remarquables : un confessionnal en chêne du XIXe siècle, une statue de saint Nicolas du XVIe siècle, et des peintures murales en trompe-l'œil du XVIIIe siècle dans la chapelle de la Sainte Vierge.
Classée monument historique en 1935 et reconnue comme site clunisien depuis 2008, l'église illustre l'influence de l'ordre de Cluny dans la région. Son mobilier liturgique, incluant des baptistères en granit du XVe siècle et des statues en bois doré, témoigne de son rôle central dans la vie religieuse locale. Les transformations successives, comme la suppression d'une travée primitive ou la reconstruction de la façade, reflètent son évolution architecturale et son adaptation aux besoins cultuels au fil des époques.
Le décor intérieur, notamment les litanies de la Sainte Vierge et les représentations apocalyptiques, souligne la richesse iconographique de l'édifice. La statue de sainte Catherine d'Alexandrie (XVIIIe siècle) et le tableau de l'Exaltation de la Sainte-Croix complètent cet ensemble artistique. L'église, propriété de la commune, reste un lieu de culte actif tout en constituant un patrimoine historique majeur du Bourbonnais, attirant l'attention pour son mélange de styles roman, gothique et baroque.