Début de la construction Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Début de la construction de l'église à l'époque romane.
XIIe siècle
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église XIIe siècle (≈ 1250)
Fin de la construction de l'église et liaison avec le prieuré de Beaulieu.
1791
Vente du prieuré
Vente du prieuré 1791 (≈ 1791)
Le prieuré est vendu comme bien national lors de la Révolution française.
14 avril 1998
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 14 avril 1998 (≈ 1998)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Début du XXe siècle
Démolition du logis prioral
Démolition du logis prioral Début du XXe siècle (≈ 2004)
Le logis prioral est démoli et une maison est construite sur ses fondations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise en totalité (cad. B 218) : inscription par arrêté du 14 avril 1998
Origine et histoire de l'Église Saint-Nicolas
L'église Saint-Nicolas de Beaulieu, située dans la commune de Beaulieu (Indre) en région Centre-Val de Loire, se trouve dans la région naturelle du Boischaut Sud. Elle dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Val de Creuse et de la paroisse de Saint-Benoît-du-Sault. Construite à l'époque romane, entre la fin du XIe siècle et le XIIe siècle, l'église était à l'origine liée au prieuré de Beaulieu, dépendant de l'abbaye d'Augustins de Bénévent dans le diocèse de Limoges. Le prieuré fut vendu comme bien national en 1791; le logis prioral a été démoli au début du XXe siècle et une maison sans caractère édifiée sur ses fondations. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 14 avril 1998.
La nef, à vaisseau unique, est couverte d'un lambris en berceau et n'est éclairée que par une unique fenêtre percée dans le mur sud. L'intérieur laisse présumer l'existence d'un transept : deux chapelles ouvertes au nord et au sud, les piliers à l'intersection de la nef et du chœur et des colonnes engagées dans les murs des chapelles suggèrent que ces dernières remplacent les bras du transept. Le chœur, d'une travée, est éclairé par trois baies en plein cintre et se termine par un chevet plat.
Le principal intérêt de l'édifice réside dans les peintures murales gothiques qui couvrent les murs et la voûte du chœur ; elles ont été découvertes en 1994 lors du démontage du retable du maître-autel et les peintures du mur est du chœur ont été restaurées en 1996. Ces scènes fragmentaires, peintes en trois couches et datées des XIIIe et XIVe siècles, voire du début du XVe siècle, se juxtaposent ou se superposent par endroits, ce qui rend leur lecture difficile. La partie haute du mur est occupée par un Jugement dernier, s'étendant entre le cintre de la voûte et la baie d'axe : le Christ en Majesté y est accompagné des anges de la Résurrection et d'anges portant les instruments de la Passion. Dans les écoinçons figurent la Résurrection des Morts, surmontée d'une vision de l'Apocalypse, et la Séparation des élus et des damnés; le tétramorphe est peint sur la voûte et l'Annonciation apparaît sur la partie droite du mur. Un autre fragment subsistant représente sans doute les bûcherons du miracle de Saint-Martin dit du Pin abattu.