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Église Saint-Nicolas de Beaune en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine religieux Caquetoire Eglise romane et gothique

Église Saint-Nicolas de Beaune

    Rue du Faubourg-Saint-Nicolas
    21200 Beaune
Propriété de la commune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
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Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Église Saint-Nicolas de Beaune
Crédit photo : ~Pyb - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1290
Premier desservant attesté
XIVe–XVe siècles
Remaniements gothiques
1830–1840
Restaurations majeures
1872
Pèlerinage des bannières
1921
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Nicolas : classement par arrêté du 9 juillet 1921

Personnages clés

Victor Chocarne - Abbé et curé de Saint-Nicolas Organisateur du pèlerinage de 1872
Eugène Méhu - Architecte restaurateur Travaux sur le porche (1908–1910)
Lobot - Architecte municipal Dirige les travaux de 1921

Origine et histoire

L’église Saint-Nicolas de Beaune, située dans le département de la Côte-d’Or, a été édifiée au XIIe siècle hors des remparts de la ville, dans le faubourg Saint-Nicolas. De cette première construction subsistent aujourd’hui la nef, le transept et le chœur, tandis que le massif occidental et le clocher, de maçonnerie distincte, semblent postérieurs. Son architecture combine des éléments roman (nef à vaisseau unique) et gothique (baies en arc brisé, roses polylobées), reflétant ses remaniements aux XIVe et XVe siècles. Le porche extérieur, ou « caquetoire », avec sa charpente à engoulants, et la tour d’escalier hexagonale témoignent de ces évolutions stylistiques.

Au XIXe siècle, l’église fait l’objet de multiples restaurations : réfection de la façade dans les années 1830, travaux de couverture entre 1834 et 1840, puis en 1921 sous la direction de l’architecte Lobot. Le cimetière adjacent est déplacé en 1849, et la tourelle d’angle restaurée en 1858. Le porche est à son tour restauré entre 1908 et 1910 par Eugène Méhu, tandis qu’en 1949, les laves originales du toit sont remplacées par des tuiles plates. Classée monument historique en 1921, l’église conserve des détails sculptés notables, comme les modillons de la corniche ou les chapiteaux végétaux intérieurs.

L’abbé Victor Chocarne (1824–1881), curé de Saint-Nicolas, joue un rôle marquant dans l’histoire religieuse locale en organisant en 1872 le premier pèlerinage national des bannières à Lourdes. Ce pèlerinage, initié depuis Beaune, contribue à la renommée spirituelle de l’église. L’édifice, propriété de la commune, reste un exemple caractéristique de l’architecture religieuse bourguignonne, mêlant fonctions paroissiales et patrimoine médiéval préservé.

La structure actuelle révèle une nef voûtée d’ogives, un chevet polygonal et des baies à lancettes surmontées de roses, typiques du gothique bourguignon. À l’intérieur, l’absence d’enduit sur les murs et de verrières figurées met en valeur la pierre apparente et les culots sculptés de motifs floraux. Extérieurement, une porte murée (mur sud) et des consoles à têtes masculines rappellent les transformations successives de l’édifice, lié à l’expansion du faubourg Saint-Nicolas dès le XIIIe siècle (premier desservant attesté en 1290).

Liens externes