Frise chronologique
1539
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1539 (≈ 1539)
Décision de construire une nouvelle église dédiée à saint Nicolas.
1540
Construction de la tour carrée
Construction de la tour carrée
1540 (≈ 1540)
Tour servant de guet et d’amer pour les navires.
1824-1826
Remplacement de la tour
Remplacement de la tour
1824-1826 (≈ 1825)
Tour carrée détruite par la foudre, remplacée par une tour ronde.
1864-1866
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1864-1866 (≈ 1865)
Nouvelle église construite sur le même emplacement.
1913
Classement de la pietà
Classement de la pietà
1913 (≈ 1913)
Statue du XVe siècle classée Monument Historique.
2000
Inscription de l'édifice
Inscription de l'édifice
2000 (≈ 2000)
Église inscrite aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AR 36) : inscription par arrêté du 16 octobre 2000
Personnages clés
| Jules-Bertrand Gélibert - Peintre |
Auteur de fresques entre 1889 et 1893. |
| Claude Drouillard - Peintre |
Fresques réalisées en 1895, inscrites en 1983. |
| Gaston Gélibert - Peintre |
Fresques entre 1895 et 1919, restauration de la pietà. |
| Gustave Pierre Dagrant - Maître-verrier |
Créateur des 17 vitraux inscrits en 2006. |
| Jean-Baptiste Gabarra - Curé de Capbreton |
Initiateur des plaques commémoratives des inhumés. |
| Clément d'Astanières - Sculpteur |
Auteur des bas-reliefs et plaques en terre cuite. |
Origine et histoire
L’église Saint-Nicolas de Capbreton, située dans les Landes en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XVIe siècle. En 1539, face à la croissance démographique et économique de la ville, la paroisse décide de reconstruire une église dédiée à saint Nicolas. Une tour carrée, construite avec les pierres de l’ancienne église, est ajoutée en 1540. Cette tour servait de guet et d’amer pour les navires, reflétant l’importance maritime de Capbreton. Le portail intérieur gothique, seul vestige de cette époque, témoigne du style initial de l’édifice.
Au XIXe siècle, l’église subit des transformations majeures. En 1824, la foudre détruit la tour carrée, remplacée en 1826 par une tour ronde en forme de phare, caractéristique unique de l’église. En 1864, le conseil municipal, jugeant l’édifice vétuste et trop exigu, décide de le reconstruire sur le même emplacement, en conservant la tour, le clocher et une partie du portail occidental. Le nouveau bâtiment, inauguré en 1866, adopte un plan en croix latine avec une nef de 43 mètres. Une cloche en bronze, fondue en 1483 et provenant de l’ancienne chapelle templière de Bouret, y est transférée en 1730.
L’intérieur de l’église est richement décoré de fresques murales réalisées entre 1889 et 1969 par des artistes locaux comme Jules-Bertrand Gélibert, Claude Drouillard et Gaston Gélibert. Ces peintures, inspirées par la mer et la vie de saint Nicolas, sont protégées depuis 1983. Les vitraux, œuvres du maître-verrier Gustave Pierre Dagrant (17 vitraux inscrits en 2006), ainsi que des plaques commémoratives gravées des noms de 1 062 paroissiens inhumés entre 1533 et 1752, ajoutent à son patrimoine historique. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2000, abrite également une pietà du XVe siècle, classée en 1913, et des bas-reliefs en terre cuite.
Au début des années 2000, des restaurations révèlent une deuxième fenêtre sous l’horloge. L’église conserve aussi un mobilier remarquable, dont deux crucifix des XVe et XVIIIe siècles, une chaire à prêcher néo-gothique, et des stalles du XIXe siècle. Une plaque commémorative de la Première Guerre mondiale, ornée de bouées de sauvetage, rappelle le lien indéfectible de Capbreton avec la mer. Les marins disparus entre 1672 et 1724 y sont également honorés par des plaques en marbre.
L’église Saint-Nicolas incarne ainsi l’histoire maritime, religieuse et artistique de Capbreton, mêlant héritage médiéval, transformations modernes et dévotions locales. Son architecture hybride, ses décors et son mobilier en font un monument incontournable du patrimoine landais.