Frise chronologique
844
Concile de Charles le Chauve
Concile de Charles le Chauve
844 (≈ 844)
Tenue dans la maison épiscopale attitrée.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane originale.
1300
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
1300 (≈ 1300)
Nécéssite des réparations majeures après sinistre.
fin XIVe - début XVe siècle
Ajout de la tour défensive
Ajout de la tour défensive
fin XIVe - début XVe siècle (≈ 1525)
Clocher hourdé et fonction de guet.
25 septembre 1940
Classement monument historique
Classement monument historique
25 septembre 1940 (≈ 1940)
Inscription par arrêté ministériel.
juin 2021
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux
juin 2021 (≈ 2021)
Envoi en réparation après collecte partielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 25 septembre 1940
Personnages clés
| Charles le Chauve - Roi des Francs |
Y tint un concile en 844. |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de Coulaines, située dans le centre de cette commune sarthoise à la périphérie du Mans, date du XIIe siècle. Elle se distingue par une rare tour carrée, dotée d'un clocher en bois hourdé de la fin du XIVe siècle, et une cloche nommée « Gertrude », originaire de l'abbaye Saint-Vincent du Mans. L'édifice conserve des fragments de vitraux du XVIe siècle au-dessus de sa porte latérale, ainsi qu'une abside en hémicycle percée de trois baies. Ses arcs intérieurs retombent sur des colonnes de grès aux chapiteaux historiés, typiques de l'architecture romane.
La tour, construite à des fins défensives, servait de guet pendant les troubles de la fin du XIVe et du début du XVe siècle. L'église abritait autrefois une maison de campagne des évêques du Mans, où Charles le Chauve organisa un concile en 844. Un incendie en 1300 endommagea gravement le bâtiment, nécessitant des réparations majeures. Inscrite aux monuments historiques en 1940, elle fit l'objet d'un appel aux dons en 2020 pour restaurer ses vitraux, partiellement financé avant leur envoi en réparation en juin 2021.
L'édifice illustre l'évolution architecturale et historique de la région, mêlant fonctions religieuse, défensive et résidentielle. Son clocher en bois et ses éléments romans en font un témoignage rare des XIIe et XIVe siècles en Sarthe. La mobilisation récente pour ses vitraux souligne l'attachement local à ce patrimoine, classé parmi les monuments historiques de l'arrondissement du Mans.