Frise chronologique
1940
Destruction de l'église
Destruction de l'église
1940 (≈ 1940)
Bombardements pendant la Bataille d'Amiens.
1953
Projet rejeté
Projet rejeté
1953 (≈ 1953)
Modernité critiquée par les élus locaux.
1955
Projet adopté
Projet adopté
1955 (≈ 1955)
Soutenu par le ministère de la Reconstruction.
1960
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église
1960 (≈ 1960)
Inauguration du bâtiment actuel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jacques Antoine - Architecte |
Auteur du premier projet (1953). |
| Jean Faugeron - Architecte |
Co-auteur du premier projet (1953). |
| Emmanuel Gonse - Architecte |
Co-auteur du premier projet (1953). |
Origine et histoire
L’église Saint-Nicolas de Dury, située dans le département de la Somme, a été entièrement détruite en 1940 lors des combats de la Campagne de France, notamment pendant la Bataille d'Amiens. Cette destruction a marqué un tournant dans l’histoire du patrimoine local, nécessitant une reconstruction complète après la guerre. La décision de reconstruire l’édifice fut prise dans l’immédiat après-guerre, mais les tensions entre modernité et tradition ont marqué le processus.
Un premier projet architectural, proposé en 1953 par Jacques Antoine, Jean Faugeron et Emmanuel Gonse, fut rejeté par les élus locaux en raison de son style jugée trop moderne. Ce rejet reflétait les débats de l’époque sur l’intégration de l’architecture contemporaine dans les villages traditionnels. Un second projet, soutenu par le ministère de la Reconstruction, fut finalement adopté en 1955, ouvrant la voie à une construction innovante.
La nouvelle église, achevée en 1960, se distingue par sa structure en béton précontraint recouverte de briques à décor en dents de scie. Son plan allongé, sa nef à faux bas-côtés et son clocher surmonté d’une flèche en ardoise en font un exemple remarquable de l’architecture religieuse d’après-guerre. L’éclairage naturel, assuré par une grande verrière sur le pignon est, et la toiture descendant jusqu’au sol, renforcent son originalité.
Ce monument illustre ainsi la reconstruction française des années 1950, mêlant innovation technique et respect des matériaux locaux. Il témoigne aussi des enjeux sociaux et politiques liés à la modernisation des campagnes après la Seconde Guerre mondiale.