Frise chronologique
1542, 1549, 1598
Création des vitraux
Création des vitraux
1542, 1549, 1598 (≈ 1598)
Scènes bibliques datées sur les verrières.
1850
Incendie du clocher
Incendie du clocher
1850 (≈ 1850)
Foudre détruit la flèche originale.
Années 1900
Modification de la toiture
Modification de la toiture
Années 1900 (≈ 1900)
Suppression des pignons sud.
1918
Démontage des vitraux
Démontage des vitraux
1918 (≈ 1918)
Protection avant les bombardements.
1925
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux
1925 (≈ 1925)
Réparations post-Première Guerre mondiale.
1965
Classement monument historique
Classement monument historique
1965 (≈ 1965)
Protection officielle de l’édifice.
2020
Restauration de l’orgue
Restauration de l’orgue
2020 (≈ 2020)
Remise en état de l’orgue Van Bever.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Nicolas (cad. AD 122) : classement par arrêté du 12 juillet 1965
Personnages clés
| Sacristain Dubois - Protecteur des vitraux |
Blanchit les vitraux en 1789. |
| Chanoine Devigne - Sauveteur des verrières |
Démonta les vitraux en 1918. |
| Salomon Van Bever - Facteur d’orgue |
Construisit l’orgue en 1905. |
| Martin Fréminet - Peintre attribué |
Auteur présumé d’un tableau du XVIIe. |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de La Ferté-Milon, classée monument historique en 1965, est un édifice catholique emblématique du XVIe siècle. Située dans la ville basse de La Ferté-Milon (Aisne), elle fut construite dans un contexte d'assainissement des marais locaux. Son architecture a subi des transformations majeures, notamment après un incendie provoqué par la foudre en 1850, qui détruisit sa flèche originale en forme de bulbe, représentée sur l'ancien billet de 50 francs.
Les vitraux de l'église, datant des XVIe (1542, 1549, 1598) et XIXe siècles, illustrent des scènes bibliques comme la Passion ou l'Apocalypse. Protégés pendant les révolutions et guerres (blanchis en 1789, démontés en 1918 et 1939), ils furent restaurés à plusieurs reprises, notamment en 1925 après des dommages liés à la Première Guerre mondiale. Une baie a définitivement disparu après 1918.
Le mobilier comprend des pièces remarquables : un lutrin en fer forgé, un banc d’œuvre du XVIIe siècle (dont le tableau est aujourd’hui au Musée Jean Racine), et trois anges en bois du XVIIe. L’orgue, construit par Salomon Van Bever en 1905 et restauré en 2020, ainsi que des fonts baptismaux en marbre (XVIIIe) et un lustre en bronze doré (début XIXe) complètent cet ensemble.
L’édifice a également perdu des éléments architecturaux au XXe siècle : en 1900, la toiture sud de la nef, endommagée, fut simplifiée en supprimant trois pignons de chapelles latérales, modifiant ainsi son apparence d’origine. Ces travaux, menés pour réduire les coûts, ont incorporé le bas-côté sud à la nef sous une toiture unique en ardoise.
Propriété de la commune, l’église est localisée au 52 rue de la Chaussée, dans un secteur historiquement marqué par son développement lié aux travaux d’assèchement des marais. Son classement en 1965 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier et ses vitraux, témoins des bouleversements historiques locaux et nationaux.