Frise chronologique
1658-1659
Construction de l'église
Construction de l'église
1658-1659 (≈ 1659)
Édifiée sur les ruines d'un temple protestant.
1755
Inhumation de Louis de Saint-Simon
Inhumation de Louis de Saint-Simon
1755 (≈ 1755)
Dans le caveau de l'église.
1794
Profanation des cercueils
Profanation des cercueils
1794 (≈ 1794)
Par des révolutionnaires, corps jetés dans une fosse.
2 décembre 1976
Classement monument historique
Classement monument historique
2 décembre 1976 (≈ 1976)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 299) : classement par arrêté du 3 décembre 1976
Personnages clés
| Claude de Rouvroy de Saint-Simon - Commanditaire de l'église |
Père du mémorialiste, initie la construction. |
| Louis de Rouvroy de Saint-Simon - Mémorialiste et aristocrate |
Inhumé dans l'église, auteur des *Mémoires*. |
| Marie-Gabrielle de Durfort - Épouse de Louis de Saint-Simon |
Inhumée dans le caveau familial. |
| Frédéric Legrip - Restaurateur de tableaux |
Intervient en 1845 sur trois œuvres. |
| Lucien Jonas - Peintre du XXe siècle |
Auteur de deux tableaux (1944). |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de La Ferté-Vidame, située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux de style baroque construit entre 1658 et 1659. Elle fut érigée sur les ruines d'une ancienne église devenue temple protestant pendant les guerres de religion, à la demande de Claude de Rouvroy de Saint-Simon, père du célèbre mémorialiste Louis de Rouvroy de Saint-Simon. Ce dernier, ainsi que son épouse Marie-Gabrielle de Durfort, furent inhumés dans un caveau au sein de l'église, avant que leurs cercueils ne soient profanés en 1794 par des révolutionnaires.
L'architecture de l'église se distingue par sa façade sud ornée de deux sculptures en terre cuite représentant saint Pierre et saint Paul, protégées par une couche de lait de chaux. L'édifice abrite un patrimoine mobilier remarquable, avec douze éléments inscrits au titre des objets monuments historiques, dont huit tableaux, un tabernacle du XVIIIe siècle, et une cloche de 1769. Parmi les œuvres notables figurent La Résurrection de Lazare et La Crucifixion, peintes par Lucien Jonas en 1944, ainsi qu'une Vierge à l'Enfant d'Adolphe Yvon.
L'église conserve également une dalle funéraire dans le caveau des Saint-Simon, rappelant la mémoire de Louis de Saint-Simon, pair de France et auteur des Mémoires, ainsi que celle de sa femme et d'autres membres de leur famille. Classée monument historique en 1976, l'église témoigne de l'histoire religieuse et aristocratique de la région, marquée par les conflits des guerres de religion et les bouleversements de la Révolution française.