Frise chronologique
XVIe siècle
Construction du chœur et de la base du donjon
Construction du chœur et de la base du donjon
XVIe siècle (≈ 1650)
Première campagne de construction majeure.
1728
Déclaration des revenus du curé
Déclaration des revenus du curé
1728 (≈ 1728)
Détail des 493 livres annuelles perçues.
XVIIe siècle
Édification de la nef et parties hautes
Édification de la nef et parties hautes
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout des fortifications et tourelles.
11 mai 1932
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 mai 1932 (≈ 1932)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 11 mai 1932
Personnages clés
| Chapitre de Saint-Laurent de Rozoy - Patron de la cure avant la Révolution |
Géros décimateur avec l'abbaye de Signy. |
| Abbaye de Signy - Cogéros décimateur |
Partageait les droits avec Rozoy. |
| Curé de Noircourt (anonyme, 1728) - Bénéficiaire des revenus paroissiaux |
Percevait 493 livres annuelles. |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de Noircourt, située dans le département de l'Aisne, est un monument construit principalement aux XVIe et XVIIe siècles. Elle se distingue par son donjon-clocher renforcé de tourelles en encorbellement et son porche aux ouvertures latérales partiellement bouchées. La nef, dotée d'une chapelle latérale formant croisillon de transept, présente des échauguettes à poivrières, tandis qu'une tour cylindrique accoste le mur sud. Malgré des campagnes de construction variées, l'édifice affiche une grande cohérence stylistique, avec des éléments défensifs symboliques et des fortifications plus marquées datant du XVIIe siècle, typiques des églises de la Thiérache.
Avant la Révolution, le patronage de la cure appartenait au chapitre de Saint-Laurent de Rozoy, qui partageait les droits décimaux avec l'abbaye de Signy et le curé local. En 1728, une déclaration détaille les revenus du curé, incluant des dîmes, des fondations d'obits, et des redevances en nature ou en espèces, totalisant 493 livres annuelles. Ces revenus provenaient de sources variées comme des terres, des prés, et des fermes locales, illustrant l'importance économique de la paroisse. L'église a été inscrite aux monuments historiques en 1932, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
L'édifice, presque entièrement bâti en pierres blanches, intègre des éléments en brique pour certains raccords. Son architecture reflète les besoins défensifs de la région, avec des caractéristiques comparables à d'autres églises de la Thiérache, comme celles de Macquigny ou Fontaine-les-Vervins. La chapelle latérale sud, avec ses échauguettes, et le donjon-clocher témoignent de phases successives de fortification, adaptées aux contextes historiques locaux. La localisation de l'église, à Noircourt, en fait un exemple représentatif du patrimoine religieux et militaire des Hauts-de-France.