Frise chronologique
1457
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1457 (≈ 1457)
Chapelle castrale intégrée aux remparts nord.
1526
Fondation du chapitre
Fondation du chapitre
1526 (≈ 1526)
Jean de Saint-Hémans crée un collège de chanoines.
1547
Inauguration de la collégiale
Inauguration de la collégiale
1547 (≈ 1547)
Agrandissement avec nef et clocher terminés.
1561
Transfert paroissial
Transfert paroissial
1561 (≈ 1561)
Destruction de Saint-Nicolas-le-Vieux, fusion des cultes.
1801
Concordat
Concordat
1801 (≈ 1801)
Devenue unique église paroissiale de Pujols.
1926
Classement MH
Classement MH
1926 (≈ 1926)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Nicolas : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
| Jean de Saint-Hémans - Baron de Pujols |
Fonda le chapitre de chanoines en 1526. |
| Catherine de Lévis-Châteaumorand - Épouse du baron |
Cofondatrice du chapitre collégial. |
| Vincent Bilhonis - Doyen du chapitre |
Premier responsable des chanoines en 1526. |
| Abbé Gerbeau - Curé archéologue |
Découvrit la crypte en 1880. |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de Pujols trouve ses origines dans une chapelle construite en 1457 pour le personnel du château, adossée au rempart nord. Dotée d’un chemin de ronde, elle participait activement à la défense de la cité. En 1526, le baron Jean de Saint-Hémans fonde un chapitre de chanoines, nécessitant son agrandissement en collégiale : une nef et un clocher (au-dessus de la porte nord) sont ajoutés. L’édifice est inauguré en 1547, marquant sa transformation en lieu de culte majeur.
En 1561, l’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, jugée gênante pour la défense, est détruite. Ses fonctions sont transférées à la collégiale, désormais divisée par un jubé : le chœur et le transept réservés aux chanoines, la nef à la paroisse. La collégiale perd progressivement ses traces militaires, comme le chemin de ronde remplacé par une corniche à la fin du XVIe ou début XVIIe siècle. Après le concordat de 1801, elle devient l’unique église paroissiale de Pujols.
L’édifice, à vaisseau unique, présente une nef de trois travées et une abside pentagonale éclairée par des verrières liturgiques. Une crypte sous le sanctuaire abritait les sépultures des seigneurs de Pujols. Le clocher, anciennement porte nord de la ville, abrite trois cloches (la dernière installée en 1972). Deux chapelles latérales, dédiées à Notre-Dame et au Saint-Sacrement, sont surmontées de tribunes accessibles par des escaliers en colimaçon, autrefois reliés au chemin de ronde et au château (démoli au XIXe siècle).
Classée monument historique en 1926, l’église a subi des restaurations notables : le clocher et la toiture en 1822, les contreforts et voûtes du chœur au XIXe siècle. En 1880, l’abbé Gerbeau découvre une crypte sous le chœur. L’autel en bois de la chapelle du Saint-Sacrement provient de l’église Sainte-Foy, témoignant des réutilisations liturgicales locales.
L’histoire de l’église est liée à la famille seigneuriale de Pujols, notamment Jean de Saint-Hémans et son épouse Catherine de Lévis-Châteaumorand, fondateurs du chapitre en 1526. Le doyen Vincent Bilhonis et six chanoines y officiaient. La collégiale, initialement dédiée à Notre-Dame et Saint-Pierre, adopte le vocable de Saint-Nicolas après la destruction de l’ancienne église en 1561, consolidant son rôle central dans la vie religieuse et défensive de la cité.