Construction initiale 1457 (≈ 1457)
Construction de la chapelle pour le château.
1526
Fondation du chapitre
Fondation du chapitre 1526 (≈ 1526)
Agrandissement de la chapelle en collégiale.
1547
Inauguration de la collégiale
Inauguration de la collégiale 1547 (≈ 1547)
Inauguration de l'église après son agrandissement.
1561
Transfert du culte
Transfert du culte 1561 (≈ 1561)
Destruction de l'ancienne paroisse Saint-Nicolas et transfert du culte dans la collégiale.
Fin du XVIe ou début du XVIIe siècle
Modification de la corniche
Modification de la corniche Fin du XVIe ou début du XVIIe siècle (≈ 1725)
Remplacement du chemin de ronde nord par une forte corniche.
1801
Église paroissiale unique
Église paroissiale unique 1801 (≈ 1801)
L'église devient la seule église paroissiale après le concordat.
1822
Restauration du clocher
Restauration du clocher 1822 (≈ 1822)
Restauration du clocher et de la toiture par l'architecte Delbrel fils.
XIXe siècle
Refonte des contreforts
Refonte des contreforts XIXe siècle (≈ 1865)
Refonte des contreforts et des voûtes du chœur.
1880
Découverte de la crypte
Découverte de la crypte 1880 (≈ 1880)
Fouilles sous le chœur par l'abbé Gerbeau et découverte de la crypte.
7 janvier 1926
Inscription monument historique
Inscription monument historique 7 janvier 1926 (≈ 1926)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
1972
Ajout d'une cloche
Ajout d'une cloche 1972 (≈ 1972)
Mise en place de la plus récente des trois cloches.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Nicolas : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
Delbrel fils
Architecte responsable de la restauration du clocher et de la toiture en 1822.
Abbé Gerbeau
Responsable des fouilles sous le chœur en 1880 et découvreur de la crypte.
Origine et histoire de l'Église Saint-Nicolas
L'église Saint-Nicolas de Pujols, en Lot-et-Garonne, est implantée contre le rempart nord de la cité et a initialement participé à ses défenses. À l'origine une chapelle construite pour le château en 1457, elle est agrandie en collégiale après la fondation d'un chapitre en 1526, puis inaugurée en 1547. La destruction de l'ancienne paroisse Saint-Nicolas en 1561 entraîne le transfert du culte dans la collégiale, qui adopte alors ce vocable et voit l'installation d'un jubé surmonté d'une tribune séparant le choeur du reste de l'édifice. Progressivement, l'église perd ses fonctions militaires, même si des aménagements défensifs subsistent : le chemin de ronde nord est remplacé par une forte corniche à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. Le clocher, établi dans l'ancienne porte de ville, et la toiture sont restaurés en 1822 par l'architecte Delbrel fils ; les contreforts et les voûtes du chœur ont été refaits au XIXe siècle. En 1880, l'abbé Gerbeau mène des fouilles sous le chœur et met au jour une crypte où étaient inhumés les seigneurs de Pujols. L'édifice devient la seule église paroissiale après le concordat de 1801 et est inscrit au titre des monuments historiques le 7 janvier 1926.
L'intérieur se compose d'un vaisseau unique se terminant à l'est par une abside polygonale, éclairée par cinq baies garnies de verrières figurant des personnages liturgiques. Le chœur et la nef sont couverts de voûtes sur croisées d'ogives avec liernes et tiercerons. Deux chapelles latérales ouvrent sur le transept ; elles sont surmontées de tribunes accessibles par des escaliers en colimaçon qui desservaient autrefois également le chemin de ronde. L'une des loges communiquait jadis avec un château démoli au XIXe siècle. La chapelle de gauche est dédiée à Notre-Dame, la chapelle de droite au Saint-Sacrement et reçoit un autel en bois provenant de l'église Sainte-Foy. Des ouvertures grillagées dans la première travée de la nef donnaient accès à la tribune du jubé. Sous le sanctuaire, la crypte a servi de lieu d'inhumation pour la seigneurie.
Le clocher, tour carrée massive accolée à l'extrémité de la nef et implantée dans l'ancienne porte de la ville, protège encore la percée vers l'extérieur ; son rez-de-chaussée est sans communication directe avec l'intérieur de l'église, un escalier à vis dit Saint-Gilles permet d'y accéder et le premier étage a pu servir de tribune. Le troisième étage abrite trois cloches, la plus récente ayant été mise en place en 1972.